Zeus serait-il devenu fou?..
 
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 Un message pour une Déesse [Aphrodite]

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Hermès
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Masculin Localisation : Ici et là... Je suis le Dieu du Voyage après tout ☺
Emploi/loisirs : Dieu des Voleurs, des Marchands et des Voyageurs, de la Chance, de l'Ingéniosité et de la Richesse, Messager Divin
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MessageSujet: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Ven 29 Oct - 19:36

    Hermès était le Dieu des voleurs. Ca, ce n’était un secret pour personne, et certainement pas les autres divinités de l’Olympe, qui pour les plupart avaient déjà eu, au cours des siècles précédents de leurs longues existences, à déplorer l’une ou l’autre fois le vol d’un bien quelconque leur appartenant, parfois mineur… Et parfois non. Pourtant, il avait réussi à ne se faire aucun ennemi déclaré, à ne jamais être punis ou durablement mis en cause pour ses méfaits, qui étaient pourtant nombreux. Même dans le monde mortel, quand il s’amusait à aller marcher parmi des Humains et se faisait prendre, intentionnellement ou non, il se tirait toujours d’affaire.

    Il était inconstant, filou, voleur, menteur, trompeur, baratineur, gredin et arnaqueur. Son manque de moral était connu de l’ensemble de sa divine famille, son ingéniosité et sa ruse aussi. Faire confiance à Hermès était un acte qui ne devait s’accomplir que dans certaines situations, et en dehors, et bien… C’était aux risques et périls de celui qui prenait cet audacieux pari.

    Mais pourtant, il y avait bel et bien certaines situations, certaines occasions, où on pouvait placer en lui sa confiance à presque tous les coups. Disons tous, si c’était important. Quand il remplissait son rôle le plus sérieux. Non pas celui de Dieu des voleurs, des marchands ou des voyageurs, de la chance, de l’ingéniosité ou de la richesse. Ou de quoi que ce soit. Non, là où il était fiable, ce n’était pas en tant que Dieu, c’était en tant que Messager Divin.

    Et c’était justement cette fonction-là que le fils de Zeus était en train de remplir alors qu’il avançait d’un bon pas sur le sentier olympien. Enfin « d’un bon pas », c’était une question de formule, hein. Car, bien que son pas soit très bon, car il l’exerçait souvent, incognito, en se mêlant aux Mortels dans leur monde, il le faisait plus qu’occasionnellement sur les chemins divins. Non, s’il avançait à bonne allure, il le faisait à quelques dizaines de centimètres ou deux, entre dix et trente, à peu près, et ce de manière irrégulière, car il trouvait - il avait toujours trouver - cela plus amusant de se déplacer de manière sinueuse sur le plan verticale plutôt que rectiligne.

    Même si elles ne le soutenaient nullement, les ailes de ses sandales battaient doucement la mesure qui aurait été celle de ses pieds s’ils avaient été poser sur le sol, comme toujours quand il ne prenait pas la peine de les faire s’arrêter. Ce jour-là, Hermès était vêtu d’une longue toge, retenue sur une seule épaule et lui arrivant au niveau des mollets. Non pas blanche, comme avaient par trop tendance à le croire certains artistes qui représentaient d’office les trois quart des Dieux dans cette couleur, elle était plutôt chamarrée, dans des tons vifs et variés, attirant l’œil sans pourtant être de mauvais goût. Le premier d’entre les voleurs n’était visiblement pas d’humeur discrète ou solennelle.

    Un léger sourire plein de mystère s’étalait sur ses lèvres fines, et ses yeux insondables tourbillonnaient doucement. Distraitement, il caressa le haut du caducée passé comme presque toujours à sa ceinture, en face d’une bourse rebondie, qui devait contenir des pièces semblable à celle, faite d’or, qu’il tenait à la main. D’un geste distrait, il la faisait sans cesse voler dans les airs, comme un Mortel qui veut déterminer si le sort lui est favorable ou non, mais sans prendre la peine de vérifier sur quelle face il tombait ou même d’en choisir une. Il était le Dieu de la chance, il n’allait pas vérifié s’il en avait.

    Son sourire s’agrandit un peu quand il arriva au Palais qu’il cherchait. Celui de la Déesse de l’amour, de l’enivrante Aphrodite. Ses pieds se posèrent en douceur sur le sol devant l’édifice, et il fit quelques pas à l’intérieur, son regard parcourant les yeux avec nonchalance.


    « Aphrodite ? Tu es là ? »

    Alors oui, en effet, quand il n’était pas d’humeur ou en train de réciter avec le ton qui convenait le message solennel d’une autre divinité, Hermès n’était pas toujours très… Formel…
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Ven 29 Oct - 23:30

Cloîtrée dans mon Palais merveilleux... froid, de marbre... vide. En qualité de déesse de l'Amour, je me voulais aimante et magnanime avec mes esclaves, c'est pourquoi je leur libérais un jour de congé par semaine. Tous en même temps, de préférence. Je n'en supportais aucun si Dalathé n'était pas derrière eux à les diriger. C'est pourquoi je me retrouvais seule chez moi, une fois de plus. Je hantais les couloirs, ne sachant pas comment m'occuper. J'étais tellement démoralisée que je ne prenais même pas la peine de léviter : autant me fatiguer, dormir m'occuperait ! Les évènements qui s'étaient succédés ces derniers jours m'avaient laissée épuisée, sans force et déprimée. La guerre qui s'annonçait et la petite Daphné que j'envoyais seule face aux harpyes, ma dispute avec Héphaïstos, la découverte du fils d'Arès... Tout cela m'épuisait. Et je n'avais toujours pas réussi à m'excuser auprès de mon mari ! Nom de Zeus ! L'éternité, c'est long ! En quelques milliers d'années, je ne me rappelais point d'avoir déjà connu situation aussi délicate, et nous en étions là principalement à cause des harpyes, j'en étais consciente. Héphaïstos, Arawn, Daphné... Tout cela ne faisait qu'accroître mon malaise... De simples petits détails... et pourtant, je ne pouvais m'empêcher de les trouver importants. Plus j'y réfléchissais, et plus je me sentais impuissante. Et cette sensation m'exaspérait. Je détestais être contrariée. Que faisait donc Héphaïstos ? Il forgeait, certainement. J'espérais simplement qu'il ne créait pas des armes pour Hadès ou quel qu'autre ennemi. Il était si influençable... J'en étais là, à me morfondre et errer dans ma demeure, quand tout à coup j'entendis une voix fluette m'appeler. Je tendis l'oreille, mais la personne ne rajouta rien. Une présence ici m'arrangeait, je m'ennuyais à mourir et un peu de distraction me ferait du bien. Fondant vers ma penderie, j'enfilai rapidement une tunique bleue assortie à mes yeux, passai à la va-vite mes doigts dans mes cheveux et couru vers le haut de l'escalier. Je pris le temps de me calmer avant de descendre le grand escalier, majestueusement. Quand je vis mon visiteur, je souris, ravie : quelle joie de croiser le petit Hermès par ici ! Il était, comme à son habitude, très beau, avec ses cheveux en bataille et ses yeux perçants. Son sourire en coin me faisait fondre. Quand je remarquai sa tenue bariolée, je fus cependant un peu déçue. Pour moi, un dieu n'est jamais plus beau que quand il est en blanc. Cette couleur fait ressortir notre "éclat"... C'est dur à expliquer, mais le blanc nous aide à rayonner. Soit. J'envoyai mes longs cheveux derrière mon épaule et descendis les dernières marches qu'il me restait à franchir avant d'être au rez de chaussée. M'approchant de lui, je posai mes lèvres carmin sur sa joue douce et l'embrassai tendrement. Curieusement, j'adorais ce dieu chapardeur, menteur... et terriblement adorable. Je me laissais avoir, comme toutes les femmes ! Je me reculai de quelques pas et le regardai avec sympathie.

- Que me vaut le plaisir de ta visite ? J'espère que tu as un message pour moi et que tu ne viens pas chaparder dans mes affaires, Hermès. , lui dis-je malicieusement.

S'il m'apportait effectivement un message, il serait à double tranchant. Alors, bonne ou mauvaise nouvelle ? Ne restait plus qu'à croiser les doigts...
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Hermès
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Sam 30 Oct - 16:10

    Hermès aimait bien le palais d’Aphrodite. Il lui allait bien, de son avis. Grand, majestueux, magnifique, construit en marbre, avec toute une flopée de serviteurs… Il seyait parfaitement à sa demi-sœur. Enfin, aujourd’hui il y avait un petit détail manquant : la flopée de serviteurs susmentionnée. Visiblement, il était tombé le jour où la belle donnait congé à ceux qui avait l’insigne honneur de la servir. Une étrange coutume. Après tout, c’étaient des esclaves, et ils étaient bien loin d’être les plus à plaindre, ce genre de faveur était assez superflue… Avec un petit sourire malicieux, il se dit qu’à leur place il n’aurait peut-être pas souhaité s’éloigner de la Déesse pendant toute cette longue journée…

    Justement, son regard mouvant accrocha sa présence dans l’escalier, et il la salua d’un nouveau sourire, plus étincelant… S’il aimait bien le palais, il préférait sans conteste Aphrodite elle-même. Vêtue de bleue, elle était comme toujours sublime. Sans doutes cela pourrait-il faire débat chez les hypocrites qui peuplaient l’Olympe, mais pour lui elle était sans conteste possible la plus belle des Déesses qui vivaient sur le divin domaine. Non pas qu’il soit incapable de prétendre autre chose si une autre divinité féminine lui demandait son avis - il n’en était pas à un mensonge près - mais c’était là sa pensée profonde. Enfin, il fallait bien dire aussi que si Hermès avait été honnête, il n’aurait plus été Hermès : son amoralité était une des caractéristiques qui le définissaient en premier…

    Il la laissa s’approcher de lui de sa démarche langoureuse, et sourit de nouveau, d’un sourire fin comme une lame, quand elle posa ses lèvres sur sa joue, songeant fugacement à ce qu’il avait dit lorsque tout l’Olympe avait contemplé Aphrodite et Arès prisonniers du filet d’Héphaïstos… Il ne dit pourtant rien sur le moment, se contentant de lui rendre son regard avec la même sympathie, quelque peu amusé.


    « Que me vaut le plaisir de ta visite ? J'espère que tu as un message pour moi et que tu ne viens pas chaparder dans mes affaires, Hermès. »

    Le Dieu des voleurs laissa échapper un léger rire à cette question malicieuse, son regard scintillant doucement alors qu’une légère moue venait prendre place sur ses lèvres fines.

    « Ah, ma très chère sœur, tu me fais de la peine… Ne puis-je venir te visiter pour le simple plaisir de ta si délicieuse compagnie ? »

    Il sourit doucement, allant lui rendre son baiser de salutation, posant malicieusement ses lèvres sur sa joue avant de se reculer. Ce n‘était pas demain la veille qu‘Hermès se gênerait pour faire… Hum… Quoi que ce soit, en fait.

    « Malgré tout, cette fois je suis venu pour te transmettre un message. Tu devrais te douter que si j’étais venu dérober quelques unes de tes possessions, je ne t’aurais pas appelée pour te faire profiter du spectacle… Et puis je ne ferais pas ça à ma propre sœur, hein ? »

    Sa mauvaise foi était évidente. Il avait déjà volées quelques petites choses à Aphrodite, comme à l‘ensemble des autres Dieux d‘ailleurs. Il fallait bien se faire la main… Après un nouveau sourire malicieux, il prit brusquement un air sérieux, réservé presque exclusivement à certaines de ses proclamations-messages, généralement celles de Zeus.

    « C’est un message de notre père et seigneur à tous. Comme à l’habitude, je te prierais, si le contenu te déplaît, de te souvenir que je ne suis que le modeste messager dans l’histoire et que le contenu ne peut nullement m’être imputé… »

    C‘était en effet l‘avertissement habituel pour certaines déclarations, surtout avec sa famille. Zeus n‘était pas toujours très délicat, surtout ces derniers temps…

    « Aphrodite, ma très chère déesse de l'Amour,

    C'est en ces temps troublés que je m'adresse à toi.
    Les choses changent en Attique comme tu as pu le constater et j'aurais une requête à formuler.
    En effet, toi seule entre tous peut accéder à ma demande qui au fond ne concerne que toi parmi tous les dieux.
    Afin de rétablir l'équilibre entre tous, des changements nécessaires sont sur le point de survenir. Ils sont, sois-en sûre, indispensables.

    Il te sera donc demandé de ne pas hurler à l'hystérie quand arriveront ils arriveront.
    Cette voix si délicate qu'est la tienne porte tant quand tu es en colère que cela risquerait d'éveiller mon propre courroux en plus de mon plus profond ennui.
    Je m'exprime au nom de tous les dieux, mortels et autres créatures qui peuplent l'Attique.
    Quand arriveront les modifications que j'ai à l'esprit, garde-toi donc de plonger dans une crise de nerfs monumentale.

    Soit assurée de mon affection la plus profonde à ton égard.

    Zeus. »


    Il avait déclamé l‘ensemble du message de sa belle et solennelle voix de Messager Divin, étrangère aux émotions ou aux hésitations, simple porte-parole du Maître de l‘Olympe. Restait à voir les réactions d‘Aphrodite aux déclarations qu‘avait fait parvenir leur père…
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Sam 30 Oct - 18:37

Le petit dieu aux yeux perçants laissa échapper un petit rire joyeux, plein de malice. Il fit ensuite la moue - quel comédien ! - et me dit, très affecté en apparence...

- Ah, ma très chère sœur, tu me fais de la peine… Ne puis-je venir te visiter pour le simple plaisir de ta si délicieuse compagnie ?

Je ne pris pas la peine de répondre, attendant la suite. Certes, il aurait pu. Mais cela n'était pas dans ses habitudes, loin de là. Nous avions beau nous apprécier, voire nous entendre à merveille, jamais il ne me rendait visite pour le plaisir. Nous nous croisions de temps à autre sur l'Olympe et passions alors de moments forts agréables, à boire l'élixir que nous préparait Dionysos, à rire et à chanter. Mais notre relation s'arrêtait là, et en soit, ce n'était déjà pas si mal. A son tour, il m'embrassa sur la joue puis m'annonça qu'effectivement, il était bien venu pour m'apporter un message de Zeus. Après sa déclaration de rigueur - inutile, à mon sens : si j'avais envie de m'énerver, je le ferais sur lui ou sur un autre - il s'éclaircit la voix et, d'un ton solennel, me débita les quelques douceurs que Zeus prenait la peine de m'envoyer... Douceurs ? ... Bien amères, il est vrai ! De quelles modifications pouvait-il donc parler ? Ces rumeurs assurant qu'il était devenu fou à lier seraient-elles vraies ? La présence d'Hadès sur l'Olympe était peut-être uniquement due à cette vérité qui me peinait beaucoup. Si Zeus était fou, le monde était en péril ! Je haussai un sourcil aussi haut que je pus, et tournai le dos à Hermès. D'un geste, je lui fis signe de me suivre et me dirigeai vers le petit jardin au centre de mon Palais. Le soleil brillait d'un éclat doré, autant en profiter pour parfaire mon bronzage. Au passage dans la cuisine, je pris une coupe de fruits - mon péché mignon - et la déposai au bord de mon étang, devant deux chaises longues. Hermès et moi nous installâmes d'un même geste et je fermai les yeux, heureuse d'être au soleil et qui plus est, en excellente compagnie. Je pris une figue dans la coupe et tournai la tête vers Hermès.

- Tu as de la chance, cher ami, je suis trop épuisée pour hurler après qui que ce soit aujourd'hui... Sais-tu quelque chose de ces modifications dont parle de dresseur de foudre ?

Je mordis dans mon fruit après l'avoir coupé en quatre et attendis la réponse du dieu ailé. J'étais perplexe : pourquoi Zeus m'envoyait-il ces recommandations à moi seule ? Les autres aussi pouvaient piquer de belles colères, tout aussi respectables que les miennes ! Je fis la moue et redéposai ce qu'il restait de ma figue sur la table qui nous faisait face. Cette déclaration me coupait l'appétit !
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Hermès
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Dim 31 Oct - 1:29

    Hermès s‘attendait assez à une réaction… explosive… de celle qu‘il considérait comme sa sœur. Zeus n‘avait pas vraiment tord quand il disait la puissance de sa jolie voix quand elle était en colère, et n‘était pas spécialement enthousiaste à l‘idée de la subir d‘aussi près. Mais heureusement, elle n‘explosa pas, ne cria pas, n‘exprima même pas la plus petite indignation. Filait-elle un mauvais coton, était-elle épuisée émotionnellement ou bien en savait-elle plus que lui sur les machinations actuelles du Maître de l‘Olympe ? Il espérait que ce ne soit pas la première solution - il l‘aimait bien - et était intéressé par le potentiel des deux autres. Il adorait découvrir de petits secrets ici et là, la curiosité avait toujours fait partie de son caractère.

    Mais il savait parfaitement la contenir, ingénieux enfant de Zeus. Il suivit la belle sans rien dire quand elle se détourna, songeant malicieusement que la plupart des hommes l‘aurait de toute façon suivit n‘importe où sans poser de question sur ce simple geste d‘elle. Il passa silencieusement dans la cuisine à sa suite, et déboucha dans le jardin central de la merveilleuse construction de marbre. Vu la situation, il s‘était gardé de chaparder quoi que se soit au passage, chose inutile du reste puisqu‘elle avait prit d‘elle-même une coupe de fruits dans laquelle il pourrait piocher à loisir s‘il en éprouvait l‘envie. Ce n‘était pas comme s‘il avait été capable d‘hésiter à la faire, ou même d‘envisager la possibilité d‘une telle hésitation. Il était ce qu‘il était, et ne pourrait être autre chose sans cesser d‘être lui…

    De concert avec elle, il s‘installa sur une chaise longue à côté de la sienne. Il appréciait grandement Aphrodite, et il ne croyait pas que elle voudrait un changement de sa part. Patient, il joua de nouveau avec sa pièce, la regardant du coin de l‘œil, attendant qu‘elle finisse par réagir.


    « Tu as de la chance, cher ami, je suis trop épuisée pour hurler après qui que ce soit aujourd'hui... Sais-tu quelque chose de ces modifications dont parle de dresseur de foudre ? »

    Elle était donc bien trop fatiguée pour se mettre de suite en colère. La part curieuse de sa malicieuse personne se demanda ce qu‘elle avait bien pu faite pour s‘épuiser comme ça, mais pour l‘instant il se contenta de se tourner vers elle avec un petit sourire en coin.

    « Moi ? Une idée de ce que trame Père ? Tu me surestimes ma chère. Il m’a juste contacté, m’a donné ce message et m’a indiquée sa destinataire… Et puis ce fût tout. Les modifications dont il parle sont aussi mystérieuse pour moi que pour toi. »

    C‘était la pure vérité. Hermès n‘avait pas la moindre idée de ce que machinait son géniteur. Son comportement actuel le rendait imprévisible, et certains le disaient fou. Lui, en tous cas, ça ne le dérangeait pas pour l‘instant… Tant qu‘il ne le tuait pas et ne lui ôtait pas tout amusement, ça ne pouvait être qu‘intéressant, non ?

    « Mais dis-moi… Tu es la seule à qui il m’a demandé de remettre ce genre de message. As-tu une idée du pourquoi ? Je ne veux pas m’immiscer dans tes affaires, mais ça m’intrigue. Aurais-tu fait une action sortant de l’ordinaire ? C’est peut-être ça qui t’as fatiguée… »


    Il lui sourit de nouveau, malicieusement. Cette affaire l‘intéressait franchement, il devait bien y avoir une raison pour que Zeus choisisse de s‘adresser à elle et pas à une ou un autre… Avec langueur, il étendit le bras et chipa un des morceaux de fruit qu‘elle avait découpé pour le porter à ses lèvres et le savourer avant de reprendre.

    « Tu sais que tu es ma sœur préférée, n’est-ce pas ? Si tu as besoin d’un coup de main, n’hésite pas. Après tout, le Vieux ne nous a pas défendu d’intervenir tant qu’on voulait, il t’as juste demandé de ne pas faire de scène une fois les choses faites… »

    En lui proposant de l‘aide, il avait plus de chance d‘obtenir une réponse franche… Ou assez franche disons. L‘offre était réelle d‘ailleurs, dans la mesure où il ne considérerait pas son action comme totalement stupide. C‘était peu probable, tout de même, aussi l‘aiderait-elle probablement si elle le lui demandait… Dans une certaine mesure, tout du moins…
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Jeu 4 Nov - 21:37

- Moi ? Une idée de ce que trame Père ? Tu me surestimes ma chère. Il m’a juste contacté, m’a donné ce message et m’a indiqué sa destinataire… Et puis ce fût tout. Les modifications dont il parle sont aussi mystérieuses pour moi que pour toi.

Étrange... D'habitude, le charmant Hermès est plus au fait des pensées intimes de Zeus, en qualité de messager divin. J'en avais d'ailleurs profité à plusieurs reprises, lors de nos soirées de beuverie, pour lui soutirer quelques informations croustillantes sur les autres dieux. Les langues se délient plus facilement quand elles se noient dans le vin, ou l'ambroisie... Juste Ciel ! Dionysos serait sans conteste mon dieu préféré si je prenais en compte dans mes calculs sa divine invention ! Et ces pauvres mortels - maudits ! - qui n'y gouteront jamais. J'en avais presque de la peine pour eux. Je n'eus pas le temps de lui répondre, car sans attendre il continua sa tirade innocente :

- Mais dis-moi… Tu es la seule à qui il m’a demandé de remettre ce genre de message. As-tu une idée du pourquoi ? Je ne veux pas m’immiscer dans tes affaires, mais ça m’intrigue. Aurais-tu fait une action sortant de l’ordinaire ? C’est peut-être ça qui t’as fatiguée…

Il souri malicieusement. Essayait-il de faire montre de subtilité ? Cette question déguisée par rapport à ma fatigue me fit sourire. Lui ne sembla pas remarquer que je me riais de lui et récupéra un quartier de figue qu'il avala, plein d'enthousiasme. Une idée du pourquoi... Peut-être que Zeus avait eu vent de ma collaboration avec la jolie Daphné...? Cependant, je ne voyais pas comment cela aurait été le cas. Je n'avais encore parlé de mon Élue à personne. Soit je me trompais et il parlait d'autre chose - auquel cas je ne voyais absolument pas de quoi ! - soit j'avais raison et Zeus m'avait espionnée. Pour parler franchement, je ne sais pas laquelle de ces deux options me dérange le plus. Hermès, lui, continuait, insistant.

- Tu sais que tu es ma sœur préférée, n’est-ce pas ? Si tu as besoin d’un coup de main, n’hésites pas. Après tout, le Vieux ne nous a pas défendu d’intervenir tant qu’on voulait, il t’a juste demandé de ne pas faire de scène une fois les choses faites…

- Hermès, ta subtilité me ravit !, lui dis-je en souriant franchement. Puisque tu tiens tant à m'aider, ou à savoir ce que je traficote, je vais te le dire ! Ne sois pas si impatient, cher frère. Il se trouve que j'ai fais d'une petite voleuse du nom de Daphné mon Élue. Je lui ai confié la mission de sauver un maximum de gens à Athènes... Elle aura besoin d'aide... Me su..., commençai-je.

Je n'eus cependant pas le temps de finir ma phrase car je me sentis tout à coup très bizarre. Je me levai, défaillante, et portai ma main à mon visage. Il était moite, ce qui m'arrivait très rarement. A-t'on déjà vu une déesse transpirer ?! Par Zeus, non ! Quelque chose n'allait pas, mais je n'arrivais pas à savoir quoi au juste. Cette moiteur soudaine m'effraya et je me laissai tomber sur le siège à côté d'Hermès, qui n'avait pas bougé d'un pouce, indifférent. Je le fusillai du regard et posai ma tête sur le coussin derrière moi. J'attrapai mon petit éventail et commençai à brasser l'air vers mon visage. J'avais l'horrible sensation de sentir les goutes dégouliner le long de mon dos. Ce malaise ne pouvait être qu'un coup de Zeus. Lui seul avait ce pouvoir sur nous. Fébrile, je me tournai vers le messager de mon bourreau.


- Je me sens très mal, Hermès. Est-ce mon imagination ou ton père me joue des tours et s'en amuse à mes dépends ?!

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Hermès
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Sam 6 Nov - 21:37

    Si Hermès était bien des choses, et avait bien des caractéristiques que nombre de gens auraient qualifiés de défauts, il n’était pas aveugle. Et aucun de ces défauts n’avait pour nom « stupidité » ou « bêtise ». C’était même tout le contraire : l’ingénieux voleur notait bien des détails qui échappaient à la plupart des gens. Ou même des Dieux. Et son esprit tortueux sautait avec allégresse de l’un à l’autre sans le moindre fantôme de problème. C’était cette faculté, entre autre, qui lui permettait toujours de se sortir de tous les mauvais pas. Il avait généralement un coup d’avance, voir plusieurs, et s’il était acculé, c’était souvent ses capacités d’observation qui, couplées à sa psyché alerte, lui permettaient d’alimenter son formidable don de menteur et de baratineur…

    Il avait donc remarqué le sourire de sa « sœur », et sa gamme particulière, mais il choisit de ne pas s’en formaliser, préférant savourer son morceau de fruit. Qu’elle fasse autant de sourires qu’elle voulait : ce genre de choses ne l’avait jamais dérangé, et il était même content de l‘amuser… Tant qu‘il obtenait de savoir ce qu‘il voulait savoir… Aphrodite avait attiré l‘attention du Maître de l‘Olympe : il fallait bien qu‘elle ait fait quelque chose d‘intéressant pour cela…


    « Hermès, ta subtilité me ravit ! Puisque tu tiens tant à m'aider, ou à savoir ce que je traficote, je vais te le dire ! Ne sois pas si impatient, cher frère. Il se trouve que j'ai fais d'une petite voleuse du nom de Daphné mon Élue. Je lui ai confié la mission de sauver un maximum de gens à Athènes... Elle aura besoin d'aide... Me su... »

    Bien sûr, comme il l‘avait déjà pensé, il était heureux de l‘avoir ravie, ou amusée. C‘était toujours bon à prendre. Mais une phrase raisonnait plus particulièrement dans son esprit. Une petite voleuse… Une petite voleuse du nom de Daphné. Elle en avait fait son Élue… Et elle lui annonçait ça, comme ça. Son Élue et pour quoi : pour sauver Athènes ! A c‘était du beau. Et c‘était bien sa sœur. Choisir une délicate jeune femme, certes pleine de ressource et très agréable à regarder - ce qui avait sans doutes été le premier critère de la Déesse, se dit-il mesquinement - mais qui n‘étaient absolument pas une guerrière, pour sauver les habitants d‘une des plus grandes villes de toute la Grèce. Quoi de plus logique, après tout, hein ?

    Sa première pensée fût qu‘il regrettait vraiment de ne pas avoir pu assister à ça discrètement…

    Avec un petit sourire, et alors qu‘il notait d‘un œil distrait le petit manège de la belle, une part de son esprit agile se demandant si elle avait un vrai problème et sinon à quoi elle jouait, il secoua intérieurement la tête. Il y avait pleins de Demi-Dieux mâles et de Héros bien macho qui auraient couru à ses ordres, si nécessaire contre une petite faveur charnelle, et elle avait été choisir Daphnée. Et bien sûr cette petite avait été accepter. C‘était la logique même. S‘il avait connu l‘intention de sa sœur à l‘avance il aurait pu prédire sa réaction. Enfin, à supposer qu‘Aphrodite ait eu la dite intention à l‘avance, ce qui était peu probable en y réfléchissant. Non, elle avait sans doutes choisit la jeune femme sur un simple coup de tête…

    Mais plus il y réfléchissait… Et plus la situation l‘amusait. Sans doutes interviendrait-il lui-même, mais en tous cas cela semblait être des plus prometteurs. Et sa sœur n‘avait probablement rien vu. Elle lui en aurait parlé autrement sinon. En tous cas, ça allait le distraire et l‘amuser presque à coup sûr, et ce n‘était pas pour lui déplaire. Absolument pas troublé par le regard meurtrier de la belle, il attendit qu‘elle se remette, chipant au passage un nouveau morceau de fruit pour passer le temps. De l‘excellente qualité, comme toujours avec elle…


    « Je me sens très mal, Hermès. Est-ce mon imagination ou ton père me joue des tours et s'en amuse à mes dépends ?! »

    C‘était très probable, sans doutes… Mais qui pouvait savoir avec Zeus, ces temps-ci ? Hermès se contenta de hausser les épaules,, non sans une certaine langueur, l‘air pas du tout préoccupé par le petit malaise de la belle Déesse de l‘Amour….

    « Hum… Encore une fois je n’en sais pas plus que toi. Peut-être veut-il faire passer le message ? À moins qu’il ne veuille juste te taquiner, te montrer sa désapprobation pour ce que tu as fait ou pour ce que tu fais… Ou qu’il ne fasse ça que pour s’amuser ? Je n’en ais pas la moindre idée. Ces temps-ci, il ne laisse pas deviner ses dessins ou les raisons de ses actes, même au modeste Messager Divin et porteur de sa parole que je suis. »

    Encore une fois, la pure vérité. Zeus ne se confiait pas plus à lui qu‘à un autre, et il préférait pour l‘instant avoir la surprise de ses actions imprévisibles…

    « Mais avant ce malheureux malheur, tu me parlais de ce que tu trames… Tu t’es choisie une Élue, donc ? Et une voleuse qui plus-est… C’est vilain de braconner sur le territoire de ses confrères tu sais… Et puis si c’est pour contrer les Harpyes, je suis sûr qu’Arès t’aurait volontiers prêté un beau gros guerrier bien héroïque et bourrin pour aller se heurter à ces trois damoiselles… »


    Il lui sourit à nouveau, pour souligner la légèreté de ses paroles. Pas du tout affecté par le malaise de la belle, qui ne semblait pas contagieux pour deux sous, il s‘étira un peu, languide.

    « Je me demande bien ce que tu comptes faire avec cette petite rouée de Daphnée… Aurais-tu choisit d’imiter Zeus en prenant une voleuse pour porter un message d’alerte à la population ? Même si elle est pleine de ressource, elle n’est pas, à ce que j’ai pu voir, capable de faire face à trois furies meurtrières avec de longues années de fourberies en stock... Quoiqu’elle est sans conteste plus débrouillarde qu’un simple tas de muscles, je te l’accorde… »

    Avec une petite moue, il étendit cette fois sa main jusqu‘à la coupe de fruit, d‘où il sortit une pomme reluisante, qu‘il croqua avec délice. Ce genre de petit plaisir culinaire simple lui avait toujours plu, au moins autant que les grands banquets.

    « Tu parlais d’aide aussi… Quelle aide voudrais-tu de ma part pour cette petite voleuse si gratifiée par la Chance et la Fortune, qui sont miennes, si avide des richesses qui tombent sous ma tutelle et doté de tant d’ingéniosité et d’habilité dans le plus beau métier du monde… Mais qui n’a jamais jugé bon de mettre un pied dans un de mes temples ? »

    Visiblement, il connaissait très bien le sujet dont ils parlaient tous deux. Pour toutes les qualités qu‘il venait de citer chez la petite voleuse, et qui faisait d’elle un parfait exemple du genre de voleur qu’il appréciait, et qui voyageait en plus ?
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Mar 9 Nov - 0:14

Quand j'avouai à Hermès que je me sentais mal, ce sans-coeur se contenta de hausser les épaules, indifférent. Tout ce qui lui importait était sa petite personne, et je détestais que l'on ne fasse pas attention à moi. Vexée, je lui tournai le dos, décidée à l'ignorer. Quand il se déciderait à faire attention à moi, peut-être aurais-je la clémence de lui jeter un regard. Mais en attendant...

- Hum… Encore une fois je n’en sais pas plus que toi. Peut-être veut-il faire passer le message ? À moins qu’il ne veuille juste te taquiner, te montrer sa désapprobation pour ce que tu as fait ou pour ce que tu fais… Ou qu’il ne fasse ça que pour s’amuser ? Je n’en ai pas la moindre idée. Ces temps-ci, il ne laisse pas deviner ses desseins ou les raisons de ses actes, même au modeste Messager Divin et porteur de sa parole que je suis.

Quel petit... bavard ! Il était là, derrière moi, probablement allongé à manger mes fruits juteux à souhait, et il jacassait. Je n'écoutais que d'une oreille distraite, attendant un quelconque "excuse-moi" ou "je suis désolé" qui ne vint pourtant pas. Je soupirai, lassée. Lui, pendant ce temps, continuait son monologue et mon absence de réponse ne semblait pas le déranger le moins du monde. C'en était presque vexant !

- Mais avant ce malheureux malheur, tu me parlais de ce que tu trames… Tu t’es choisie une Élue, donc ? Et une voleuse qui plus-est… C’est vilain de braconner sur le territoire de ses confrères tu sais… Et puis si c’est pour contrer les Harpyes, je suis sûr qu’Arès t’aurait volontiers prêté un beau gros guerrier bien héroïque et bourrin pour aller se heurter à ces trois damoiselles…

Ses paroles m'exaspérèrent tellement que je me retournai de volée et j'eus à peine le temps de le voir s'étirer, tel un chat au soleil, bienheureux et insouciant. Encore un qui ne pensait que par la violence ! Venant d'Arès ou d'Héphaïstos, cette réaction ne m'étonnait guère... mais Hermès ! J'en fus fort déçue et lui expliquai mon point de vue de noble femme, douce et pacifique. Je ne pouvais décemment pas le laisser dans l'ignorance où il se plaisait actuellement.

- Mon petit Hermès, je vais t'expliquer quelque chose de crucial. Arès m'aurait certes prêté volontiers un de ses hommes "bourrins", comme tu le dis si bien, mais je n'en ai cure ! Je n'en puis plus de cette violence.

Il avait l'air perplexe, pas convaincu pour un sou. Il continua sans prêter attention à mes paroles. Zeus !, ce qu'il pouvait m'énerver quand il s'y mettait ! Les mots "pire qu'Athéna" me vinrent en tête mais je les refoulai bien vite : impossible d'être plus exaspérant que cette grande... cruche.

- Je me demande bien ce que tu comptes faire avec cette petite rouée de Daphnée… Aurais-tu choisit d’imiter Zeus en prenant une voleuse pour porter un message d’alerte à la population ? Même si elle est pleine de ressources, elle n’est pas, à ce que j’ai pu voir, capable de faire face à trois furies meurtrières avec de longues années de fourberies en stock... Quoiqu’elle est sans conteste plus débrouillarde qu’un simple tas de muscles, je te l’accorde…

- Ah ! Tout de même !

Se pouvait-il qu'Hermès remonte dans mon estime ? Il saisit une belle pomme, parfaite et luisante, dans la coupe et la croqua joyeusement. Son insouciance me fit envie. Il n'avait pas l'air de s'inquiéter le moins du monde pour l'avenir de la Terre. Et, à fortiori, pour notre propre avenir. Quelle chance il avait... Les cancans peuvent bien me poser en femme frivole, je ne le suis qu'à la position horizontal ! Hermès, curieux, continuait.

- Tu parlais d’aide aussi… Quelle aide voudrais-tu de ma part pour cette petite voleuse si gratifiée par la Chance et la Fortune, qui sont miennes, si avide des richesses qui tombent sous ma tutelle et dotée de tant d’ingéniosité et d’habilité dans le plus beau métier du monde… Mais qui n’a jamais jugé bon de mettre un pied dans un de mes temples ?

Ah, c'était donc ça... Le petit Hermès serait-il à ce point matérialiste ? Cette pensée me fit sourire. Je me levai et, tout en enlevant ma robe bleue, je lui dis ces quelques mots, avant de plonger nue dans le bassin face à nous.

- S'il n'y a que cela qui t'inquiète, elle le fera bientôt. Maintenant qu'elle me connait, elle sait aussi l'importance que les dieux vouent au culte qu'on leur rend. J'aimerais simplement que tu la protèges. Tu es le mieux placé pour ce faire, et je ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit.
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Hermès
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Jeu 11 Nov - 5:54

    Hermès était un être roué et hypocrite, son amoralité l’empêchant d’avoir le moindre scrupules, et, s’il pouvait parfois se répandre en excuses aussi diverses que variées pour s’en sortir, il avait d’autres occasions où il répugnait totalement à la moindre petite repentance… C’était un phénomène singulier, parmi tant d’autres singuliers phénomènes de sa psyché elle-même si singulière. Il lui était arriver de déployer des trésors de ruse et de mensonge pour éviter de devoir prononcer les fatidiques excuses que ses lèvres n’avaient pas envie de laisser échapper. C’était aussi, parfois, une forme d’amusement ou de défis que de s’en sortir sans faire trace de repentir… Ici, toutefois, c’était principalement une autre chose dont il était totalement capable. C’était… un caprice !

    Mais ça ne l’empêchait nullement de jouer de son hypocrisie naturelle. Bien sûr, Daphnée avait plus de chance de s’en sortir qu’un quelconque Héros sortit d’on ne savait où par les Dieux les plus violents pour tabasser ce qui passait. Et sans doutes même plus que quelques Demi-Dieux plus rusés que la moyenne. Il était bien placé pour le savoir… Bon, ça ne l’empêchait pas de véritablement se demander quels projets formait sa sœur pour se choisir cette Élue-là, une petite voleuse de premier ordre doublée d’une pirate vagabonde. Il ne s’attendait pas à ça de sa part… Par contre, il attendait totalement qu’elle cesse de le bouder si ostensiblement pour se retourner vers lui, en rage.


    « Mon petit Hermès, je vais t'expliquer quelque chose de crucial. Arès m'aurait certes prêté volontiers un de ses hommes "bourrins", comme tu le dis si bien, mais je n'en ai cure ! Je n'en puis plus de cette violence. »

    Mhoui… Lui-même n‘aurait pas choisit cette formulation. Il aurait plutôt parlé de la singulière ténacité des voleurs de talent et de leur capacité incompréhensible à échapper aux ennuis qu‘ils provoquaient pourtant autours d‘eux en masses incroyables. Au final, ce n‘était pas très important… Il avait bien conscience que sa petite provocation pouvait avoir quelque peut déçue sa « sœur », mais ce n’était pas comme s’il était le genre d’homme à se soucier de cela… Il jugea toutefois bon de continuer son raisonnement sur une pente plus réelle et en accord avec elle, ce qui lui valu un tout aussi attendu :

    « Ah ! Tout de même ! »

    Aphrodite était ainsi sensiblement prévisible dans ce genre de petit domaine, surtout quand elle était aussi visiblement préoccupée. Bien sûr, il ne montrait pas le moindre signe analogue de préoccupation, s‘étirant avec langueur de sa chaise longue comme un félin se prélassant dans la chaleur du jour. Et en effet, il n‘était pas le moins du monde préoccupé. Selon lui, un des grands défauts des Immortels était leur trop grande peur du changement… et de la mort, qui savait ! Il ne croyait pas à leur disparition, il représentaient des concepts et des aspects de la vie essentiels, mais même si elle arrivait, il avait depuis longtemps acceptée son éventualité. Quant aux bouleversements du monde et au sort des Mortels, il en faudrait autrement plus pour le paniquer !

    Ce qui suivit le toucha d‘ailleurs bien plus, quand sa superbe « sœur », qui était en fait quelque chose comme une grande tante, se défit nonchalamment de son vêtement pour se diriger vers le bassin, après ses dernières paroles, non sans lui lancer sa réponse au passage.


    « S'il n'y a que cela qui t'inquiète, elle le fera bientôt. Maintenant qu'elle me connait, elle sait aussi l'importance que les dieux vouent au culte qu'on leur rend. J'aimerais simplement que tu la protèges. Tu es le mieux placé pour ce faire, et je ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. »

    Et, achevant sa réplique, elle se glissa, nue, dans la piscine devant lui. Elle ne semblait pas manifester la moindre gêne à se montrer ainsi, et lui n‘en manifestait pas la moindre non plus à regarder, sans pour autant délaisser son délicieux fruit… Ou s‘empêcher de laisser s‘échapper de sa gorge un doux rire cristallin, très plaisant bien étrangement tissé.

    « Tu dis ça comme si tu croyais vraiment que je ne l’avais pas protégée au besoin pendant ces dernière années ! N’oublie pas que, voleuse, elle tombe sous mon ministère, et que je ne suis pas du genre à laisser se perdre un tel élément… »

    Un nouveau sourire fleurit sur ses lèvres alors qu‘il finissait la circonférence de sa succulente pomme. Bien sûr, il y avait une autre raison, mais si elle n‘avait été si douée et si poussée au vol, qui pouvait savoir ce qu‘il aurait fait, de son côté.

    « Si elle veut une protection plus spécifique pour sa personne, il lui faudra la solliciter elle-même. Un voleur demande ses faveurs lui-même pour ce genre de choses, et c’est valable aussi pour mes voleuses… Mais ne t’en fais pas, je garderais en tête que c’est ton Élue en plus d’une de mes plus brillantes et remarquables fidèles, si faible qu’ait été jusqu’ici sa piété… »

    Hermès ne maudissait généralement pas ceux qui pratiquaient le plus beau métier du monde sans lui vouer un culte, mais pour obtenir plus de sa protection, il fallait bien offrir quelque chose, de préférence un quelconque sacrifice ou prière au temple. Lui-même n‘en avait-il pas fait autant, avec une partie de son tout, tout premier butin ? Rendre grâce aux autres grands dieux d‘alors ?

    « Autre chose à me demander, comme avis ou comme service ? »

    Il était toujours confortablement callé sur sa chaise longue, ne se gênant pas pour la contempler, tout en finissant ce qu‘il restait de son fruit. Tout cela se révélait hautement intéressant…


Dernière édition par Hermès le Jeu 11 Nov - 17:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Jeu 11 Nov - 17:20

Alors que je pénétrais dans la piscine, j'entendis le rire cristallin d'Hermès résonner, joyeux. Il n'omis pas de me préciser que Daphné était depuis toutes ces années sous sa protection et qu'il n'avait pas attendu que je lui demande cette faveur pour faire son "boulot". Hé bien, s'il protégeait absolument tous les voleurs de la terre, cela m'impressionnait. En effet, en qualité de déesse de l'amour, jamais je n'aurais pu m'occuper de tous les bienheureux tombés sous la flèche de mon charmant fils, Éros. Je faisais ce que je pouvais, mais il arrivait qu'un drame s'insinue entre les mailles du filet et qu'un couple, pourtant si charmant, se déchire. J'avançai sous l'eau de quelques mètres et en ressorti tout contre le bord, face à Hermès. Il finissait tranquillement sa pomme en riant. Quel charmant garçon... Tout en passant mes mains dans mes cheveux pour les lisser, je lui souris.

- Ainsi, tu admets que j'ai fait là un admirable choix... J'en suis fort aise, Hermès. Comptes-tu accéder à ma demande ?

Il s'étira, tranquille. Sa faculté à ne jamais s'inquiéter de rien était sans conteste celle que je lui jalousais le plus. Nous avions beau faire partie de la même grande famille des dieux et déesses de l'Olympe, nos caractères étaient fort différents. Tout comme nous étions différents de tous les autres...

- Si elle veut une protection plus spécifique pour sa personne, il lui faudra la solliciter elle-même. Un voleur demande ses faveurs lui-même pour ce genre de choses, et c’est valable aussi pour mes voleuses… Mais ne t’en fais pas, je garderai en tête que c’est ton Élue en plus d’une de mes plus brillantes et remarquables fidèles, si faible qu’ait été jusqu’ici sa piété…

- Et je t'en remercie, cher frère. Je pense que tu ne tarderas pas à la voir fouler du pied l'un de tes temples.

Je replongeai ma tête sous l'eau, agréablement chaude. Je me lançai en arrière et ressorti de l'eau sur le dos. J'avais toujours trouvé que "la planche" était la façon la plus agréable de profiter d'un bassin. Quoi de mieux que de se laisser porter par l'eau, les yeux perdus dans l'immensité bleue du ciel. Cet écrin de douceur et de bonheur dans lequel je me trouvais me fit momentanément oublier mes quelques soucis, et je souris de contentement. Un oiseau filait au dessus de moi, je l'observai tranquillement. La voix d'Hermès vint briser la quiétude du moment. De sa chaise longue qu'il n'avait pas quittée, il se rappela à mon bon souvenir.

- Autre chose à me demander, comme avis ou comme service ?

Et serviable, avec cela. Je me laissai couler et d'un coup de pied, me redressai. Langoureusement, je nageai jusqu'au bord et sortit de l'eau. Cette scène me rappelait presque le jour de ma "naissance" sur Terre... Je souris et saisi une serviette de bain au passage. Me frottant le bras, j'allai à la cuisine nous chercher de quoi nous rafraichir : deux verres d'ambroisie que Dionysos m'avait si généreusement offert. Je revins vers Hermès et tout en lui tendant le sien, je m'assis à ses pieds. Il coulait un regard admiratif le long de mon corps fin et bronzé. Nous n'étions nullement dérangés par ma nudité, en bon frères et sœurs que nous étions... Je posai ma main sur son genou et lui souris une fois de plus. Je bus une gorgée du délicieux nectar et posai mon verre sur le sol.

- Cher frère... tu es si gentil. Cela mérite bien un petit massage. Qu'en dis-tu ?

Et sans plus attendre, je commençai à lui masser la jambe, lentement.
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Ven 12 Nov - 5:54

    Bien sûr, il n’avait pas l’œil sur tous les voleurs de la terre… Seulement sur les plus doués d’entre eux. Et Daphné, en plus d’être douée, voleuse, ingénieuse, chanceuse et voyageuse, avait toujours eût droit à un regard attentif sur elle. Elle était un peu spéciale… Mais Aphrodite découvrirait ce petit détail bien assez vite, autant lui laisser sa surprise.

    « Ainsi, tu admets que j'ai fait là un admirable choix... J'en suis fort aise, Hermès. Comptes-tu accéder à ma demande ? »

    Un choix plus qu‘admirable même, il le lui confirma d‘un sourire, tout en profitant impunément de la vue plus qu‘intéressante qu‘elle lui offrait sur son corps de rêve, en tout point parfait. Ce genre de chose ne les gênait plus tous les deux depuis des années sans nombre… Il n‘arrivait même pas à se souvenir si ça les avait gêné un jour… Ils étaient « frères et sœur », après tout, n’est-ce pas ?

    « Et je t'en remercie, cher frère. Je pense que tu ne tarderas pas à la voir fouler du pied l'un de tes temples. »

    Il était impatient de voir ça, et il laissa de nouveau échapper un mince éclat de rire réjouit, songeant à toutes les possibilités qui se dessinaient. Décidément, que ce fût son intention ou non, les nouvelles humeurs de Zeus provoquaient pour son voleur de fils nombre d‘amusements et de situations prometteuses… Son principal atout « moral », si on pouvait formuler ça comme ça, notamment par rapport à la belle Aphrodite, c’était qu’il se fichait totalement du sort de la majorité des Mortels, là, en bas. N’étaient-ils pas nés pour mourir ? Le destin de quelques-uns - ou quelques-unes - l’intéressait un peu plus particulièrement, mais il serait tout aussi intéressant, voir même peut-être plus, dans un monde dominé par la terreur des Harpyes… Ou de ce que Zeus pourrait bien provoquer…

    Le Maître de l’Olympe avait évoqué, par sa propre bouche, des « changements nécessaires » pour « rétablir l’équilibre entre tous ». Et vu comment c’était partit, Hermès attendait ça du bon pied. Il fût toutefois distrait de ses spéculations par les mouvements de la Déesse de l’Amour, qui bougeait sa délicieuse anatomie dans la piscine, finissant par faire la planche… Ce qui était loin d’être désagréable à regarder comme figure, du moins avec elle comme figurante. Nier qu’il était émoustiller par le spectacle qu’elle lui offrait si gracieusement depuis qu’elle c’était dévêtue aurait été pure mauvaise foi, et très peu crédible… Même lui aurait eu du mal à soutenir un mensonge aussi éhonté, bien qu’il en serait sûrement capable si la situation l’exigeait… Mais comme ce n’était pas le cas, il pouvait bien se l’avouer sans la moindre honte - ce qui n’était de toute façon pas vraiment dans la gamme de ses sentiments, en fait…

    Après sa dernière question, la Déesse sortit langoureusement de l’eau, comme naissant une nouvelle fois de l’océan, l’écume en moins. Zeus tout puissant, qu’elle était belle… Son Père pouvait encore lui affecter toutes les missions qu‘il voulait s‘il avait droit à des récompenses de ce genre. Se saisissant d‘une serviette et commençant à se sécher, elle disparu de sa vue en retournant à l‘intérieur… pour en revenir un peu plus tard, porteuse de deux verres de ce qu‘il devina au premier coup d‘œil être de l‘ambroisie. Dionysos devait sûrement lui en offrir de temps en temps, ne fût-ce que pour rendre hommage à sa beauté… Il en avait lui-même un stock dans son propre Palais, mais étrangement, il ne parvenait pas à se souvenir de quand son demi-frère les lui avaient offertes… Ni même s‘il avait été au courant de faire ce cadeau à l‘habile divinité aux pieds ailés…

    Avec un sourire en coin, il prit la coupe qu‘elle lui tendit, et suivit des yeux son corps de rêve qui s‘asseyait à ses pieds. Il avait toujours été et avait toujours été admiratif devant la beauté d‘Aphrodite, et ne s‘en était jamais caché. Souriant toujours, il porta la coupe à ses lèvres et en savoura une petite gorgée, profitant du goût tout simplement… divin de la boisson de Dionysos, alors que, souriante elle aussi, sa « sœur » déposait une douce main sur son genoux.


    « Cher frère... tu es si gentil. Cela mérite bien un petit massage. Qu'en dis-tu ? »


    Elle n‘attendit pas sa réponse pour commencer à lui masser la jambe avec art. En même temps, ce n‘était pas comme s‘il avait été envisageable qu‘il refuse…

    « Je n’en dit que du bien, très chère sœur… Tu es trop bonne avec moi… »

    Il lâcha un doux soupir. La situation faisait plus de l‘émoustiller à présent, et son corps réagissait de façon plus marquée, mais ce n‘était pas ça qui allait le gêner, après tout…
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Ven 12 Nov - 20:08

Alors que je remontais de mes douces mains le long de sa cuisse, la massant fermement comme seule une déesse peut le faire, je remarquai son émoi. Je souris, ravie. J'étais certes habituée à ce que l'on ne me résiste point, mais le plaisir de constater l'effet de mon charme sur les autres ne me lassait - et lasserait - jamais. Depuis la dernière visite d'Héphaïstos et à fortiori ma rencontre avec Arawn, je n'avais plus eut de partenaires et je commençais à m'en sentir frustrée. Héphaïstos me tenait toujours rigueur de mon caprice - même si j'avouais volontiers que je n'avais profité que trop de sa bonté et de son amour pour moi - et Arès m'horripilait : à sa seule pensée, je sentais mes nerfs lâcher. Une fois de plus, je ne pus m'empêcher de me dire que je n'avais que ce que je méritais. Revenant au moment présent, je pensai qu'Hermès tombait bien à point ! Je m'en voulu un peu, car j'avais récemment décidé de récupérer mon mari, mais j'aurais tout le temps de le faire après. Après tout, il s'était enfermé dans sa forge, maintenant ou plus tard, qu'importe pour lui ? Je me concentrai à nouveau sur le plaisir que je prodiguais à Hermès. Me soulevant légèrement, je passai une jambe par dessus son corps et m'installai à califourchon sur ses cuisses d'albâtre. J'enlevai mes mains de ses dites cuisses et les posai sur ses épaules, que je massai lentement. Il souriait d'un air amusé. C'était agréable d'avoir face à moi un homme qui ne me regardait pas comme si j'étais une apparition : avec étonnement... Ils faisaient presque tous cela. Ils étaient étonnés. Oui, étonnés que je leur offre une ou deux heures d'amour mémorable, à eux, misérables hommes qu'ils étaient. C'est pourquoi la réaction d'Hermès m'enchantait. J'aimais la domination - quoi de plus agréable, après tout ? -, mais je savais qu'avec lui, la situation pouvait tourner à mon désavantage à n'importe quel moment. Il pouvait, s'il le désirait, me soulever et me retourner aussi brusquement que cela l'enchanterait. Cette idée m'émoustilla et je me penchai vers lui pour embrasser son cou. Je le vis fermer les yeux en souriant. Manifestement, il appréciait beaucoup le chemin sinueux de ma langue contre sa peau douce. Il ne disait rien, sans doute pour apprécier un maximum mes baisers. Et, à dire vrai, je n'en étais pas peu fière : faire taire Hermès est en soi un véritable exploit ! Je me redressai et lui enlevai enfin son horrible tenue bariolée. Depuis que je l'avais vu franchir mes murs avec cette chose, je n'avais qu'une envie : la lui retirer ! Voilà chose faite... Nous étions à présent tous les deux nus et je sentais l'électricité poindre le bout de son nez entre nos deux corps. Je l'attirai à moi et me levai. Sans poser de question, il m'imita. Lui saisissant la main, je reculai, ne lâchant pas ses yeux du regard. Arrivés au bord du bassin, je l'invitai à m'y suivre...
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Sam 13 Nov - 5:07

    Hermès pu voir le sourire, visiblement ravis, de sa très belle « sœur » quand elle fini par remarquer les traces visibles de l’effet qu’elle lui faisait avec le spectacle de son corps nu et ses délicieuses caresses, proprement divines. Enfin, disons carrément « la » trace, ce sera plus précis. Et il ne se retenait pas ni n’était gêné le moins du monde, profitant au contraire des attentions de la sublime Déesse au corps de rêve, véritable incarnation de la beauté grecque, dont les statues les plus artistiques n’étaient que de pâles reflets de pierre, tentative insuffisante des Mortels pour atteindre la perfection. Une préoccupation qu’il n’avait pas à entretenir : la perfection faite femme était à ses pieds…

    Souriant doucement, d’un petit sourire amusé par la tournure que prenait la situation, il se laissait totalement faire, profitant du massage qu’elle lui offrait. Bien sûr, s’arrêter à un simple massage serait vraiment dommage, si divin soit-il, mais il faisait confiance à la Déesse de l’Amour pour ne pas s’arrêter en si bon chemin. Et si c’était son bon plaisir que de simuler le contraire, il se ferait fort de prendre les choses en mains. Car il était tout à fait capable de prendre les choses en main au besoin, et ils le savaient tous les deux, même si, tant qu’elle était aussi entreprenante, il était totalement prêt à continuer de se laisser faire. C’était tellement exquis de se laisser aller aux caresses expertes et talentueuse de la belle dame, sans doutes la plus belle de toutes…

    Et il se laissa donc toujours faire quand elle quitta le sol à ses pieds pour venir se mettre à califourchon sur ses cuisses, lui offrant une vue rapprochée et plus qu’intéressante sur sa divine face, alors que ses douces mains se posaient sur ses épaules, commençant à les masser à son tour. Son visage aux traits parfaits se pencha sur mon cou, et ses délicieuses lèvres se posèrent sur sa peau pour l’embrasser. Avec un léger gémissement de plaisir et de contentement, il ferma les yeux, toujours un doux sourire aux lèvres, profitant du contact de sa langue qui se mit à parcourir un peu la peau où elle c’était posée, faisant légèrement frissonné son corps, l’émoustillant de plus en plus. Pas à dire, il ne regrettait vraiment pas d’être venue chez elle ce jour-là…

    Il fini par rouvrir à demi ses paupières quand elle se redressa… pour mieux le mettre à nu à son tour, enlevant sa tunique aux couleurs vives avec une petite trace de plaisir qu’il ne manqua pas de saisir. C’était bon, il avait comprit, la tenue n’avait pas la préférence de la sublime Aphrodite… Mais si ça la poussait à la lui retirer de telle manière, ça l’inciterait sans doutes à la porter le plus souvent possible. Un nouveau petit sourire en coin étira ses lèvres quand il songea à cela, tandis que son excitation n’était que concrétisée par la situation. Pourtant, il continuait, pour l’heure, de lui laisser les rênes, n’allant même pas caresser son corps à elle pour l’instant. Il voulait la laisser jouer un peu, de toute façon, c’était toujours délicieux comme petits jeux…

    Sans un mot, elle fini par se lever, et sans un mot il suivit le mouvement. L’entraînant par la main, ses yeux plongés dans les siens, elle se mit à reculer en direction du bassin, où elle lui fit signe de la suivre à dedans. La part ironique de lui, jamais totalement absente, songea que l’immense et écrasante majorité des mâles, pour ne pas dire la totalité, l’aurait de toute façon suivit où elle l’aurait voulu avec une pareille entrée en matière, et vu la subtile toile de désir qu’elle tissait entre elle et sa proie, aussi délicate que délicieuse. Et, tout Dieu qu’il fût, ni son ingéniosité ni sa ruse ne pouvaient s’allier à sa divinité pour résister à Aphrodite, où même pour en avoir la moindre petite envie.

    Toutefois…

    Il restait Hermès, le Dieu des Voleurs. Amoral, malicieux, joueur, imprévisible, cabotin, effronté souvent taquin, et un éternel et incorrigible mauvais garçon. Avec son petit sourire en coin, comme une marque de fabrique des plus charmante, ses yeux pétillèrent, autant de malice que de désir, et, d’une légère pression des pieds sur le sol, il exerça une force suffisante - et totalement truquée, bien sûr - qui l’amena à se coller contre le corps parfait de sa « sœur », ses sandales ailées restant fort commodément derrière lui. Une force également suffisante pour la pousser toute en douceur, et tomber avec elle dans l’eau claire et pure de la piscine du Palais des Amours. Un peu trop doucement pour que ce soit naturel, mais qu’importait, n’est-ce pas.

    Ressortant sa tête de l’eau en l’entraînant avec elle, n’ayant pas lâcher sa main ni écarté son corps du sien, il lui lança un regard et un petit sourire s’accordant à merveille, illustration parfaite du caractère bien particulier du Messager. Maintenant aussi trempé qu’elle, il posa sur le coin de ses lèvres un baiser rapide, comme en compensation de son petit éclat… Mais bon, il restait lui, et elle savait sans doutes qu’il n’allait pas changer de si tôt, malgré tout l’effet qu’elle lui faisait, un effet qu’elle pouvait sans doutes sentir puisqu’il se tenait encore contre elle, n’aillant pas l’air pressé pour deux sous de quitter le contact avec sa divine personne…
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Sam 13 Nov - 20:55

Quand je parlais de me suivre, je ne pensais pas exactement qu'il le ferait... de cette façon là ! En effet, il me saisit par le dos et, de sa main libre, me serra tout contre lui. Ensuite, d'une légère poussée, Hermès nous envoya valser d'un même mouvement dans l'eau claire de mon bassin. Je ne m'y attendais pas du tout, mais trouvai cette idée au demeurant plutôt amusante. Quand nos deux corps touchèrent la surface, une gerbe d'eau s'ouvrit telle une fleur autour de nous. Nous étions toujours enlacés, et je me sentis tirée vers le haut par Hermès. Même s'il n'y paraissait pas, il avait tout autant de force que les autres - excepté Arès, évidemment. Il me sourit et déposa un léger baiser au coin de ma bouche, malicieux. Tout contre mon bassin, je sentais son désir s'affirmer de plus en plus violemment. Je le fixai dans les yeux d'un air provocant et m'agrippai à son cou. J'exerçai une légère pression sur ses épaules et entourai sa taille de mes jambes. Après quelques secondes passées à se fixer, les yeux dans les yeux, il me saisit par les hanches et, d'un mouvement sec, nous réunit. Il m'appuya ensuite sur le bord du bassin et nous passâmes une très agréable et sensuelle fin d'après midi. Et soirée... Et nuit. Il faut dire qu'Hermès est un dieu plutôt infatigable et dont l'appétit sexuel peut parfois être au moins aussi impressionnant que le mien. Vers deux heures du matin, nous étions tous deux allongés sur mon lit après avoir visité un peu près toutes les pièces de ma demeure - hormis la chambre de mon mari, à qui je refusais pareille humiliation, même s'il ne l'apprendrait probablement pas. J'étais, il faut bien l'avouer, à bout de souffle. Mon charmant ami également, mais il tentait tant bien que mal de faire croire le contraire en maitrisant sa respiration. Je souris et me tournai vers lui. A la lueur de la lune, ses cheveux semblaient illuminés de paillettes d'argent. Il fixait le plafond, songeur.

- Merci pour cette charmante leçon d'endurance, Hermès. J'ai beaucoup apprécié ces quelques heures passées en ta compagnie. , lui murmurai-je à l'oreille. J'espère qu'il en est de même pour toi..., ajoutai-je, plus par formalité que par réel souci.

Personne n'était jamais ressorti déçu de mes bras, et parfois, j'en arrivais à me demander si ce n'était pas dû à un quelconque pouvoir dont j'ignorais jusqu'à l'existence. Une fois, j'avais voulu éprouver avec un humain lambda cette nouvelle théorie et j'étais restée inactive pendant les vingts minutes que ce misérable avait réussi à tenir. Faire l'étoile de mer m'avait particulièrement frustrée, mais j'avais constaté avec un certain mécontentement que cela n'avait aucunement gêné l'humain. Il en était ressorti avec un sourire bienheureux et béat aux lèvres, et la larme à l'œil de savoir qu'il ne me reverrait plus, qui plus est. J'aspirais à rencontrer un jour l'Homme qui saurait me résister, mais cette hypothèse devenait de plus en plus improbable à mes yeux. Je savais déjà depuis des milliers d'années qu'il ne s'agissait pas d'Hermès, mais il était l'un de mes partenaires préférés tout de même. En générale, les dieux sont beaucoup plus doués que les mortels. Lui, particulièrement, de par son endurance et sa malice. De plus, nous ne faisions pas l'amour fréquemment - tous les 100 ans, tout au plus - et j'arrivais alors à me laisser surprendre par le divin Messager.
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Dim 14 Nov - 9:06

    Chaud comme la braise, son regard provoquant ne quittait pas le sien, alors qu’elle s’accrochait à son cou avec ses mains, puis à son corps avec ses jambes, qu’elle enlaça autour de lui, féline et sensuelle. Son propre regard, si particulier, était pour une fois très facile à déchiffrer, vibrant de désir pour la magnifique créature qui se trouvait tout contre lui, offerte à lui comme il était offert à elle. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas partagé un tel moment de plaisir charnel avec Aphrodite, mais ça n’avait rien d’habituel en soit… Ils laissaient généralement passés quelques bonnes décennies entre leurs ébats, voir un siècle ou plus, histoire de les savourer… Non pas que ce soit un calcul de l’un ou de l’autre, quand ça arrivait, ils se lassaient juste guidés par leurs envies…

    Et c’est ce qu’il fit, agrippant ses hanches sans rompre le contact visuel, pour unir leurs deux corps pour cette danse du plaisir, qu’il entama en la calant contre le bord du bassin, pour ensuite faire son œuvre plus commodément. Une œuvre et une danse qui se poursuivirent longuement, laissant le soleil décliner sur l’horizon, puis y plonger tout à fait, laissant dans le noir l’Olympe et le Palais des Amours, qui fût pour l’occasion Palais des Plaisirs, ses pièces presque entièrement visités par les deux amants plus qu’endurants tandis que les heures coulaient doucement et que les étoiles c’étaient allumées dans le ciel depuis un beau petit moment, sans qu’aucun des deux ne montre le moindre signe de vouloir s’arrêter, chacun profitant de cette divine expérience.

    Mais même les meilleures choses devaient avoir une fin… Il était bien deux heures du matin quand ils finirent par s’arrêter, étendus sur le lit de la belle, haletant tous les deux sous l’effort fournit, même si l’astucieux Dieu maîtrisait quelque peu sa respiration pour éviter les signes d’essoufflement trop évident, habitude oblige. Montrer à votre poursuivant que vous êtes à bout de souffle n’était pas une très bonne stratégie, sauf si ça faisait partie d’un plan plus vaste. Et s’il avait besoin de la contrôler, cette respiration, c’était parce que l’endurant Hermès avait depuis longtemps trouvé dans sa magnifique « sœur » une partenaire capable de le tenir en halène tout le long de leurs ébats. Quoi de plus normal pour la Déesse de l’Amour, en même temps…

    Un léger sourire en coin étira ses lèvres quand elle se tourna vers lui alors qu’il contemplait le plafond en reprenant ses esprits, sa délicate et délicieuse voix venant murmurer à son oreille.

    « Merci pour cette charmante leçon d'endurance, Hermès. J'ai beaucoup apprécié ces quelques heures passées en ta compagnie. J'espère qu'il en est de même pour toi... »

    [i] Son sourire s‘agrandit légèrement, et il se tourna aussi de quelques centimètres pour venir embrasser doucement sa joue, ses yeux pétillants d‘une énergie sauvage après ces ébats, une vitalité puissante et bestiale de l’esprit que ne pouvait toujours suivre son corps…


    « C’est à moi de te remercier Aphrodite, pour ces heures de pur délice et de plaisir intense… Tu restes inégalable et inégalée, comme toujours… »

    Ce n‘étaient pas de vaines paroles. Hermès n‘était pas exactement ce qu‘on pouvait appeler un sain, les étreintes charnelles formaient une distraction qu‘il appréciait totalement. Et au cours des millénaires, aucune femme n‘avait jamais égalée sa « sœur »…

    « Quant au fait de les apprécier… Comment ne pas apprécier ne fût-ce qu’un instant avec toi, particulièrement quand cette proximité se fait charnelle… »

    Il sourit à nouveau, malicieux, une sincérité parfaite pétillant avec joie dans son regard gonflé d’énergie. Une partie de jambes en l’air faisait toujours plaisir, alors quand c’était avec la divine Aphrodite, forcément, ce n’en était que mieux…

    « Était-ce un sacrifice en nature pour être sûre que je m’occupe de ta petite voleuse personnelle ? »

    Encore une fois, il y avait une légère malice dans sa question, une malice seulement amusée mais non pas méchante ou pour quoi que ce soit du genre… Elle était là, tout simplement…
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Lun 15 Nov - 17:46

Une pluie de compliments tous plus agréables les uns que les autres s'abattit sur moi. Hermès avait décidément le chic pour me flatter. Venant de lui, toutes ces gentillesses me semblaient exagérées, mais qu'importe ? Une femme se doit d'accepter tout compliment qui se présente à elle et d'en jouir comme il se doit. Quel mal à être un peu narcissique, après tout ? Bien sûr, je ne comptais pas finir comme ce pauvre Narcisse - paix à son âme - mais s'aimer soi-même faisait partie de ma philosophie. J'acceptai donc en silence les belles paroles d'Hermès, un sourire satisfait aux lèvres. Il crut bon d'y rajouter une blague de son cru...

- Était-ce un sacrifice en nature pour être sûre que je m'occupe de ta petite voleuse personnelle ?

Je me redressai sur un coude. Que venait-il donc me parler de sacrifices ?! Et en nature... Pour qui me prenait-il donc, ce petit gredin ? Oubliait-il que j'étais Aphrodite et que mon rôle était de satisfaire les gens en amour - quel qu'il soit ? Je le regardai froidement, vexée :

- Je te prierai, Hermès, de ne plus te méprendre de la sorte à l'avenir : mes services à moi sont toujours offerts gratuitement pour le bon plaisir de mon vis-à-vis. C'est là pure générosité de ma part..., dis-je. Après réflexion, je ne pus m'empêcher d'ajouter en riant, calmée : Générosité lubrique, bien entendu !

Je m'assis alors au bord du lit et saisis ma tunique. En la passant par dessus ma tête, je ne manquai pas de croiser le regard amusé d'Hermès dans le miroir face à moi. Je me levai et contournai le lit à grands baldaquins et tendis sa tenue bariolée au dieu des voleurs, lui adressant un sourire bienveillant au passage. Il était temps qu'il parte. Certes, l'avoir dans mon lit - et ailleurs - m'avait fort amusée, mais je me sentais lasse et je n'avais plus qu'une envie, obsédante : dormir. Je sentais mes yeux se fermer sans pouvoir les contrôler, chose plutôt rare car nous, les dieux, pouvions rester des jours entiers sans ressentir le besoin de régénérer nos batteries... Cette baisse d'énergie soudaine me rappela celle que j'avais eue quelques heures plus tôt, au bord de la piscine. Se pouvait-il que mon malaise soit l'œuvre du jeteur de foudre ? Ma supposition me paraissait improbable, d'autant qu'Hermès avait l'air de se porter très bien. Sans plus poser de question, il enfila sa tunique. Lorsqu'il fut à ma hauteur, j'enlaçai sa taille en souriant.

- Je repartirais bien pour un tour, Hermès. Tu es si agréable à regarder que cela en devient indécent ! Malheureusement, ajoutai-je après une petite pause pleine de sous-entendus, je suis bien trop fatiguée pour remettre ça. Je te dis donc à dans quelques années, mon si charmant frère...

Je posai mes lèvres sur chacune de ses paupières, me hissant légèrement sur la pointe des pieds pour y parvenir. D'ici à notre prochaine nuit torride, j'aurais oublié la caresse de sa peau contre la mienne, sa douceur et ses muscles saillants malgré son peu de carrure... Et bien d'autres choses encore ! A cette idée, je souris. "Vivement la prochaine fois !".
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Dim 21 Nov - 4:21

    Le malicieux Hermès connaissait bien les petites fiertés de ses « frères et sœurs », au sens large, soit toute sa divine famille. Il y en avait des plus faciles à titiller que d’autres, comme Athéna par exemple, avec qui ça tenait de l’enfantin, mais Aphrodite restait une Déesse assez perméable dans ce genre de domaine. C’était ce genre de petites malices qui faisait son charme, et il savait bien qu’elle ne le prendrait pas mal. Ce n’était pas méchant, sa malice n’avait pas besoin de l’être pour être malicieuse, elle se suffisait à elle-même en ce domaine.

    « Je te prierai, Hermès, de ne plus te méprendre de la sorte à l'avenir : mes services à moi sont toujours offerts gratuitement pour le bon plaisir de mon vis-à-vis. C'est là pure générosité de ma part... »

    Son regard était froid, son ton indiscutablement vexé, mais ça ne fit nullement se départir de son petit sourire le premier des Voleurs. Et d‘ailleurs, après quelques instants de réflexion, la belle c‘était déjà calmée et continuait avec un rire charmant, comme prévu.

    « Générosité lubrique, bien entendu ! »

    Il mêla son rire au sien, tandis qu‘elle se redressait totalement et, s‘asseyant sur le lit, passait sa tunique. Toutes les bonnes choses devaient avoir une fin, après tout, et le délice du corps d‘Aphrodite était aussi pour lui sa rareté : ce n‘était qu‘une fois de temps en temps, à plusieurs décennies et souvent même un siècle ou deux d‘intervalle qu‘ils couchaient ensemble, mais l’expérience n’était rendue que plus inoubliable par cette petite dose de rareté… Aussi ne fit-il qu‘une brève moue en voyant disparaître de nouveau cette œuvre parfaite de la nature sous une couche de vêtements qui, bien que très seyants, n‘étaient définitivement pas capables de rivaliser avec la nudité de la sublime fille de l‘Océan et du Ciel qu‘il appelait « sœur ».

    Se levant, elle attrapa sa tunique à lui là où elle traînait et la lui lança, un sourire bienveillant aux lèvres. Son attitude lui confirmait ce qu‘il avait déjà compris : il était temps qu‘il s‘en aille. Le simple fait qu‘elle couvre sa perfection était en soit significatif, de toute façon, et il ne se départit pas de son sourire en enfilant sa tenue chamarrée et un peu froissée à présent, son corps et son esprit savourant encore tous les deux les délicieuses sensations qui les avaient parcourus de concert pendant les heures qui venaient de s‘écouler. Aphrodite restait décidément, et de toutes les amantes qu‘il pouvait avoir de temps en temps, la plus douée et délicieuse, sans contestations possibles, en dépit du soin qu‘il pouvait parfois mettre à la choisir quand il avait envie d‘un peu de bon temps…

    À son tour, il se leva, les cheveux en bataille et la tenue un peu négligée, comme ça lui arrivait souvent, même si cette fois la cause en était plus spécifique. Et ce fût cette cause, justement, qui passa ses bras autours de sa taille alors qu‘il arrivait à sa hauteur.


    « Je repartirais bien pour un tour, Hermès. Tu es si agréable à regarder que cela en devient indécent ! Malheureusement, je suis bien trop fatiguée pour remettre ça. Je te dis donc à dans quelques années, mon si charmant frère... »

    Son sourire plus large, il ferma les yeux pour laisser ses douces lèvres se poser sur ses paupières, avant de les rouvrir pour la regarder avec un mélange d‘admiration pour sa beauté, d‘amusement pour ses remarques, de son ironie constante, du plaisir qu‘il avait prit, intense, de son impatience de la prochaine fois, et de tellement d‘autres choses…

    « Ce fût très agréable pour moi aussi, sans parler de la simple vision de ton corps parfait et nu… Mais il faut savoir mettre fin aux bonnes choses pour lieux les savourer… »

    Il lui embrassa la joue, avec douceur et malice, avant de se défaire de son étreinte avec une souplesse et une délicatesse dans lesquelles il excellait mieux même que les autres Dieu. Ca faisait partie de son métier aussi, hein ?

    « À dans quelques années pour une nouvelle partie de plaisir sans pareil, donc. Même si je pense que nous nous recroiserons bien avant… Les temps sont troubles, ma très chère sœur. Et puis, comment résister au simple plaisir de ta vue et de ta compagnie ? »

    Avec un doux sourire, il s‘inclina théâtralement, mais non sans sincérité devant la belle, avant de s‘évanouir dans un éclat de rire doux et malicieux, traversant le plafond en un instant.
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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   Dim 21 Nov - 22:15

* The End *



Spoiler:
 


Hermès, ce fut un plaisir ^^ J'espère que nous remettrons ça bien vite en tant que dieux, et je m'attèle de ce pas à la rédaction de notre "plan à trois" =)


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MessageSujet: Re: Un message pour une Déesse [Aphrodite]   

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