Zeus serait-il devenu fou?..
 
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 Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]

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Daphné
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MessageSujet: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Jeu 21 Oct - 1:26


Daphné & Aphrodite.

Concentratrion au maximum, attitude neutre, mais esprit aux aguets, voilà l'état dans lequel se trouvait Daphné à chaque fois qu'elle allait commettre un vol. Une allure réservée cachant une excitation palpable, qui se transformait, après le butin récupéré, en une explosion euphorique. Inexpliquable, voler était son plaisir, son bonheur à l'état brut. Elle se sentait plus vivante que jamais dès qu'elle avait commis son délit. Un pur délice. L'ultime jouissance. Certains le trouvaient dans l'acte sexuel, Daphné, elle, n'avait besoin que de ce simple larcin pour éprouver cette satisfaction.

C'était dans l'Agora bondé d'Athènes qu'elle allait commettre son méfait. Elle était arrivée jusqu'ici, en suivant les commandements d'Alexandre, chef d'une troupe de hors la loi, - ou plutôt de pirates -, troupe dont elle faisait fièrement partie. Daphné avait déjà repéré sa proie, un jeune homme charmant, mais la jeune femme n'avait que faire de sa beauté, seule la bourse accrochée à la ceinture de celui-ci attirait son regard. En deux temps, trois mouvements, cette bourse lui appartenait, sans que personne n'ait rien vu. Elle sentait les drachmes cliqueter entre ses doigts, et Daphné voulait caresser les pièces pour apprécier davantage leur réalité, mais elle se retint cependant. Ce vol fut un jeu d'enfant, elle n'allait pas tout gâcher simplement pour une envie passagère. Ravie, la jeune femme glissa son butin dans le faux-plis de sa robe, prévue à cet effet, et s'en alla discrètement, au milieu de la foule bruyante. Méfait accompli.

Voler n'est pas à la portée de toutes les bourses, pensa-t-elle. Un léger rire cristallin se fit entendre lorsqu'elle remarqua son jeu de mots. Puis la jeune femme continua calmement à suivre son chemin, s'éloignant de la foule bruyante pour arriver dans une allée déserte sans savoir que son vol n'était pas passé inaperçue et qu'elle avait été suivie jusque là...


Dernière édition par Daphné le Lun 25 Oct - 18:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Jeu 21 Oct - 1:49

Quelques jours avant le retour d'Héphaïstos au palais*, j'observais avec une de mes amies nymphes la belle Athènes. Écho est en réalité une Oréade, nymphe des forêts et des grottes. Nous étions toutes deux à la recherche d'une proie qui pourrait nous tirer de cet ennui mortel qui nous guettait. Du haut de l'Olympe, nous avions une vue imprenable sur la ville. Soudain, Écho pouffa et posa sa main sur mon avant bras :

- Là ! Regarde ce jeune homme, quel délice ! Et ses cheveux, ils sont splendides ! Peut-être un demi-dieu ?
- Écho chérie, tous les hommes qui te plaisent passent tout de suite pour demi-dieux !

A mon tour, j'observai attentivement le jeune homme. Ses cheveux bruns bouclés frôlaient son charmant cou. Sa tunique dévoilait son épaule droite, musclée et joliment bronzée. Il discutait avec un autre jeune homme, avec qui Dame Nature avait été nettement moins généreuse. En qualité de déesse, je méritais bien de m'approprier le plus charmant des deux, non ? Quand ce fut entendu avec la jeune nymphe, nous descendîmes toutes deux sur terre. Arrivées sur l'agora, nous nous séparâmes, nous lançant un ultime regard complice indiquant que la compétition pouvait commencer : celle de nous deux qui ramènerait sa proie sous la statue d'Athéna - cette peste d'Athéna ! - en premier gagnerait.
J'observai la foule, à la recherche du bel éphèbe, quand je le repérai, en grande conversation avec un vieillard à l'air solennel. Une main passa alors dans mon champ de vision. Discrète, cette main. Mais on ne berne pas une déesse aussi facilement. Épatée, je décidai de suivre la jeune femme blonde que j'avais si malencontreusement pris en flagrant délit de vol. Elle était fort jolie et je décidai alors d'en faire ma nouvelle proie. Cela promettait d'être intéressant ! Elle quitta l'agora, moi à sa suite et s'engagea dans une allée adjacente, totalement déserte. Ce fut à cet instant que je me manifestai. Je m'approchai et lui murmurai au creux de l'oreille...


- Alors comme ça, on s'amuse à voler les bourses des honnêtes gens ?


* Cfr RP dans le palais des Amours =)
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Daphné
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Jeu 21 Oct - 16:08

- Alors comme ça, on s'amuse à voler les bourses des honnêtes gens ?

Cette simple phrase murmurée par une femme au creux de son oreille fit sursauter Daphné. Rares étaient les fois où elle se faisait prendre en plein méfait. La dernière remontait à l'époque de sa rencontre avec Nataniel qui, impressionné par sa dextérité, l'avait forcé à l'accompagner sur un navire pour lui présenter son chef et lui permettre de rejoindre leur sacré troupe de pirates. Autant dire que cela faisait un petit moment déjà. Encore plus rares étaient les fois où elle se faisait prendre et pâtissait de cette capture. Elle trouvait toujours le moyen de se sortir des situations les plus délicates, soit par la parole et l'éloquence, elle arrivait à faire croire à son interlocuteur qu'elle n'était qu'une simple jeune femme innocente sur qui portait des soupçons infondés ; soit par la fuite, pure et simple qui était sans doute l'issue la plus radicale. Parfois par le combat, mais seulement si il n'y avait aucune autre possibilité. Et ce jour là n'allait pas être différent des autres, elle allait s'en sortir.

Daphné reprit calmement sa respiration, et se retourna vers la jeune femme, un sourire de circonstance aux lèvres, neutre, ne trahissant pas l'anxiété dans laquelle elle se trouvait. La beauté de son interlocutrice lui coupa le souffle, elle était de ces femmes parfaites qui faisaient douter toutes les autres quant à leur physique. Une longue chevelure blonde, une peau sans imperfections, et des yeux bleus profonds dans lesquels les hommes devaient se plonger avidement sans aucune possibilité de retour. Très vite, elle se reprit, cette beauté fatale ne semblait pas dangereuse, la jeune femme n'aurait pas à sortir les poings. L'éloquence lui suffirait sans doute. Puis, dans un moment d'inattention de la perfection au féminin, Daphné n'aurait plus qu'à fuir, courir loin, sans se retourner et échapper une fois de plus aux répercussions de ses activités malhonnêtes. Cela semblait être un bon plan.


- De quoi parlez-vous ? Je crois bien que vous vous êtes trompée de personne, mademoiselle, répondit-elle avec tout la candeur et l'innocence possible.

Cette première approche n'était sans doute pas l'une des meilleures, et il y avait peu de chances pour que son interlocutrice y croit et se laisse berner, mais il fallait bien tenter quelque chose et tout les moyens étaient bons aux yeux de Daphné. Seul le résultat comptait ; et si celui-ci signifiait la liberté, cela en valait la peine. En attendant la réponse de l'inconnue, Daphné lissa ses longs cheveux châtains de ses mains, geste qui était sensé la décontracter, et regarda la jeune femme en souriant amicalement, tout en l'étudiant discrètement pour lui permettre de savoir rapidement quels étaient les moyens qui marcheraient le mieux afin de fuir au plus vite. Fuir, certes, mais avec la bourse volée, sinon tout cela n'aurait mené à rien.
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Jeu 21 Oct - 16:42

En murmurant de la sorte à son oreille, je la fis sursauter, ce qui me combla d'excitation : quoi de plus jouissif que de surprendre les gens, de quelque manière que ce fut ? Levant les yeux au ciel, je me repris : la vue de la beauté, la caresse sensuelle et douce d'une peau contre la mienne, ... Je n'eut pas le temps de m'engager plus en avant dans mes plus purs fantasmes que je remarquai les épaules frêles de la jeune fille se soulever. Elle respirait profondément, sans doute pour se donner le courage de m'affronter. Je souris, me délectant à l'avance de son visage surpris quand elle verrait à qui elle avait à faire. La plupart du temps, il fallait toujours quelques secondes aux humains pour se remettre de mon... apparition. Elle se retourna lentement et sa réaction fut à la hauteur de mes attentes : elle resta bouche-bée devant moi, m'observa des pieds à la tête mais se repris plus vite que la majorité de ses semblables. Intéressant. En la suivant un instant auparavant, j'avais pu la détailler des pieds à la tête, mais de dos. Comme je le pensais, le devant n'avait rien à envier au derrière. Certes, ses formes étaient plus marquées à la courbe de ses fesses, mais elle était tout de même délicieuse. Ses longs cheveux tombaient en cascade sur ses épaules, et leur mouvement fut des plus délicieux quand elle se retourna, les faisant ondoyer sous les fins rayons du soleil. Elle me fixa de ses yeux bleus et affirma un peu plus son sourire. Je pensai en moi-même : "Si celle-ci n'essaye pas de me rouler, je ne m'appelle plus Aphrodite !". Et effectivement, elle me dit du ton le plus innocent qu'il m'ait été donné d'entendre :

- De quoi parlez-vous ? Je crois bien que vous vous êtes trompée de personne, mademoiselle.

Je souris, elle fit de même en se lissant les cheveux d'un geste négligeant qui se voulait naturel. Je m'approchai alors, toujours souriante. Doucement, j'avançai ma main droite vers sa délicate épaule et l'effleurai du bout des doigts. Absolument divin, douce comme je les aime ! Elle ne broncha pas, et je décidai alors de pimenter quelque peu notre échange. D'un geste prompt, je plongeai ma main vers sa robe. Elle n'eut pas le temps de réagir que déjà je brandissais devant moi la bourse en cuir pleine de pièces cliquetant les unes contre les autres.

- Vraiment ?

A nouveau, je lui souris pour bien lui montrer que je ne lui voulais aucun mal. De plus, je voulais à tout prix éviter qu'elle prenne la fuite : je n'avais en aucun cas l'intention de perdre face à Écho. Certes, j'aurais très bien pu retourner auprès du jeune homme de tout à l'heure, mais ma curiosité était trop forte : c'est elle que je voulais.

- Apprenez-moi donc, jeune fille.

Faire parler les gens de leur passion a toujours été un excellent moyen de les retenir, voir de les captiver. J'espérais ainsi qu'elle resterait un instant à mes côtés, le temps nécessaire pour que je puisse l'amadouer. Dieu, que cette situation était excitante ! Ça change de l'Olympe et de ces gens si ennuyeux qu'on y trouve.


Dernière édition par Aphrodite le Ven 22 Oct - 17:29, édité 1 fois
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Daphné
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Ven 22 Oct - 2:30

Daphné était de nouveau d'un calme parfait. Le lissage de ses cheveux avait eu l'effet escompté, la douceur de ses mêches glissant le long de ses doigts l'avait complétement détendue. Elle pouvait de nouveau réfléchir rapidement et analyser la situation. Jusqu'à ce qu'elle vit la jeune femme s'approcher dangereusement en souriant et avancer sa main, fine et bien dessinée, vers son épaule. Daphné ne bougeait plus, ne respirait plus, se demandant dans quel genre de situation elle se trouvait. Elle regarda d'un air curieux l'inconnue effleurer son épaule du bout des doigts, sans ciller, bien que ceux-ci étaient ardent au contact de sa peau, et attendit que la jeune femme veuille bien lui répondre.
Avant même le temps de s'en rendre compte, la blonde plongea sa main dans les plis de la robe de Daphné, découvrant la bourse avec une rapidité douteuse, avant d'agiter fièrement celle-ci sous le regard de la jeune pirate. La jeune femme laissa échapper un léger hoquet de stupeur avant de se reprendre. Comment a-t-elle pu être aussi rapide, c'est impossible ! Cette femme n'est pas une humaine comme une autre., se dit Daphné. Et en plus, celle-ci la narguait, faisant cliqueter les pièces, ses pièces, dans leur écrin de cuir. La jeune voleuse sentit un filet de rage monter en elle, qu'elle contena rapidement quand elle vit le sourire de l'inconnue. Après tout, elle ne lui voulait aucun mal, Daphné remarqua que son interlocutrice prenait cela davantage comme un jeu, un défi, plutôt qu'autre chose ce qui se fit remarquer quand elle parla de nouveau.


- Apprenez-moi donc, jeune fille.

C'était cela. Elle voulait savoir son secret, elle voulait sans doute faire partie du clan des voleuses de premières catégories pour pimenter ses journées de jeune bourgeoise. Car oui, à la vue de la tunique, de la prestance de la jeune blonde, cela ne faisait aucun doute que celle-ci faisait partie d'une catégorie élevée de la société. Femme de citoyen aisé, sans doute. Mais un détail génait Daphné, elle se demandait encore comment cette inconnue avait pu être aussi rapide. Même elle, n'était pas sûre de pouvoir rivaliser avec cette vitesse, et pourtant, dieu sait, ou plutôt Hermès sait que la jeune femme était prompt à voler. C'était pour cette raison qu'elle avait été reconnu en tant que pirate et pas pour d'autres raisons que son agilité dans les méfaits, et il était certain qu'elle n'allait rien révéler de ses aptitudes, encore moins à une inconnue.

- Désolé, ma belle. Secret de famille, répondit-elle en adressant un clin d'oeil à la jeune femme. Mais si vous voulez mon avis, je pense que je n'ai rien à vous apprendre. Vu la rapidité dont vous avez fait preuve en vous emparant de ma bourse, cela ne m'étonnerait guère que vous soyez capable de le faire en pleine place marchande sans que personne ne remarque rien. Pas comme moi aujourd'hui, ajouta-t-elle en riant d'abord, avant de reprendre son sérieux. Bien que je pensais avoir été discrète.

La discrétion, elle connaissait. Et cela lui semblait de plus en plus louche à force d'y penser que cette femme n'était pas ce qu'elle paraissait. Cette rapidité, cette prestance, le fait qu'elle ait attendu que Daphné ait quitté la place marchande pour l'arrêter. Sur qui était-elle tombée ?! C'était le grand mystère. Mystère que la jeune femme comptait bien découvrir.

- Maintenant si vous aviez l'amabilité de me rendre ma bourse, je vous en serais très reconnaissante, demanda Daphné à l'adresse de la jeune femme, en tendant ses paumes en avant pour récupérer son bien volé.
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Ven 22 Oct - 17:57


La jolie jeune femme qui me faisait face fronça légèrement les sourcils, avant de se lancer dans une longue tirade dont je ne retins un peu près que ceci : elle ne voulait pas me révéler son petit secret et trouvait au demeurant cela inutile vu ma dextérité. Certes... Elle n'avait pas tort, mais j'avais encore envie de m'amuser. A l'heure qu'il était, Écho devait avoir retrouvé sa proie et était même déjà probablement en train de harponner. J'affichai une mine boudeuse sur mon si charmant visage - après tout, c'était elle qui le disait ! - mais elle n'y resta pas bien longtemps car le rire cristallin de la jeune femme résonna bientôt à mes oreilles. Cela ne dura que quelques secondes, mais cela m'émeut profondément : une telle pureté était rare dans cette grande ville gouvernée par Athéna. A croire qu'elle avait lobotomisé tous ses sujets... Soit, elle se reprit vite et me tendis les mains :

- Maintenant si vous aviez l'amabilité de me rendre ma bourse, je vous en serais très reconnaissante.

- Très certainement, ma jolie... Mais avant, j'aimerais vous montrer quelque chose. Suivez-moi.

Sur ces mots, je fis volte-face, la bourse en cuir toujours en mains, consciente qu'elle faisait un appât parfait pour la jeune fille. Comme dirait mon aimable mari : " Vous voulez un âne ? Trouvez la carotte ! " Comme je m'y attendais, elle me suivit. J'espérais ne pas l'effrayer, parce qu'il est vrai qu'une inconnue qui émet ce genre de requête peut à priori choquer un peu... Voire même beaucoup. Cela n'avait pas l'air d'être son cas, mais je ne pris pas la peine de me retourner pour m'en assurer. Nous sortîmes de la ruelle et je repris la direction de la place. Satisfaite, je constatai qu'il n'y avait toujours personne aux pieds - immenses - de la statue d'Athéna. Je virai légèrement à gauche et empruntai un petit chemin sinueux qui menait au mini temple que quelques adeptes m'avaient érigé. Au bord du chemin, moult marguerites et roses de toutes sortes embaumaient l'air. La charmante voleuse était toujours derrière moi, je pouvais aisément entendre le son que faisaient ses sandales sur le sable. Arrivée au sommet, près de la porte du magnifique petit temple, bien plus beau à mon sens que celui, énorme, construit par les athéniens pour leur divinité, je me tournai gracieusement vers la jeune femme et lui souris.

- Voici le temple de la déesse de l'Amour, Aphrodite. Si vous voulez bien entrer...

Je ne pris pas la peine de lui préciser qu'à l'intérieur se trouvait une statue de moi, allongée au milieu de jeunes éphèbes et caressant paresseusement la tête d'un majestueux cygne, qui était un de mes animaux favoris. Je voulais la tester, et voir si elle remarquerait la similitude... Cela promettait d'être amusant, et à cette idée, je souris malicieusement avant de la suivre à l'intérieur.


Dernière édition par Aphrodite le Dim 24 Oct - 21:31, édité 1 fois
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Daphné
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Dim 24 Oct - 16:52

La belle inconnue écouta sans un mot la jeune voleuse. Quand vint le temps de lui rendre sa tendre et tant attendue bourse, remplie de drachmes cliquetants les unes contre les autres dans un son merveilleux, la blonde sybilline accepta à une seule condition. Elle lui demandait de la suivre, voulant lui montrer quelque chose. Quoi ? Mystère. Et cela n'avait que peu d'importance. Pourquoi, était plus approprié, quoique Daphné savait que la finalité serait la ré-acquisition de son bien. Tant de questions traversa le cerveau de la fougueuse pirate : Qui était cette jeune femme ? Que voulait-elle ? Où cela allait-il bien la mener ? Tant de question, dont une seule pouvait permettre d'avoir une réponse. Accepter ce marché, ou non ? La suivre ou ne pas la suivre ? That is the question.
Mais pas le temps de réfléchir, l'inconnue partait déjà en sens inverse, la bourse en cuir en main. Il fallait faire un choix. Est ce que cette bourse valait la peine de suivre cette femme ? Oui. Évidemment, même. Daphné suivi donc les pas de cette magnifique blonde, qui ne regardait pas en arrière pour s'assurer qu'elle la suivait. Elle lui laissait la possibilité de fuir ce qui ne vint pas à l'esprit de Daphné. Elles reprirent la direction de la place marchande ; le contraste était désarmant entre cet agora et la ruelle qu'elles venaient de quitter. Déjà le bruit se faisait entendre, contrairement au remarquable silence qu'elles avaient abandonné, la foule se faisait dense. Comme deux mondes aux antipodes. Les deux femmes se taisaient, perdues dans leurs pensées.
Puis, la première changea de direction, empruntant un chemin serpentin bordé de fleurs dont l'arôme vint jusqu'au narine de Daphné, un mélange divins de fleurs des champs parmi lesquelles la voleuse reconnut la fragance de la rose. Elle suivit la perfection au féminin, gravissant ce sentier de sable pour arriver devant la porte d'un temple, qui bien que modeste n'en restait pas moins majestueux. Daphné resta sans mot devant le temple, elle n'en avait jamais vu d'aussi près. C'était étrange de s'apercevoir qu'après vingt années d'existence, la jeune femme n'avait jamais mis les pieds devant un temple, et encore moins à l'intérieur. Elle accordait de l'importance aux dieux, comme tout Grecs, mais elle ne les vénérait pas comme elle aurait dû le faire. Elle se demanda pour quel dieu, ou quelle déesse, ce temple avait-il été érigé et avant même de poser la question, l'inconnue lui répondit.


- Voici le temple de la déesse de l'Amour, Aphrodite. Si vous voulez bien entrer...

Daphné regarda la jeune blonde, et se dit qu'elle aurait pu faire une merveilleuse déesse de la beauté, c'était sans doute pour cela qu'elle lui présenta ce temple. Elle devait faire partie de son culte ; prêtresse qui voulait lui faire découvrir les charmes d'Aphrodite, qui voulait sans doute la rallier à la vénération de la divinité, affiliation que Daphné refuserait. L'inconnue, d'un signe de tête, l'encouragea à entrer ce que fit Daphné, et la suivit.
Daphné s'arrêta un instant à l'entrée du temple, découvrant en silence la beauté de l'intérieur. De magnifiques statues, disséminées d'un bout à l'autre, semblaient toutes être plus belles les unes que les autres ; des offrandes à l'égard de la déesse étaient regroupées dans le même endroit ; un silence d'or régnait. La jeune femme reprit son chemin, elle avança vers le centre du temple et une statue en particulier retint son intention. Il s'agissait d'une statue des plus précise de la déesse, ''allongée au milieu de jeunes éphèbes et caressant paresseusement la tête d'un majestueux cygne'' ; Daphné avança vers celle-ci, remarquant une certain similitude entre la déesse et l'inconnue qui la suivait. De plus près, la ressemblance était frappante. Ses yeux naviguaient entre la sublime statue et la jeune femme à ses côtés, tout aussi sublime ; il n'y avait aucun doute pour que ce soit le cas, et que la jeune femme qui détenait sa bourse n'était autre qu'Aphrodite elle-même.


- Vous êtes... Aphrodite ? , dit-elle, et l'absurdité de sa question déclencha en elle son rire cristallin. Mais que lui voulait donc la déesse ?!
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Dim 24 Oct - 21:10

La jeune femme semblait émerveillée devant tant de beauté et de majesté. Ses yeux volaient d'un endroit à un autre à l'instar de ses douces mains - à ceci près qu'elles préféraient les bourses bien dodues ! Un silence relaxant nous imprégnait. Nous étions seules dans ce grand temple qui était le mien. Mes prêtresses devaient probablement être à l'agora à l'heure qu'il était. Mais elles ne tarderaient pas à revenir, et je n'avais pas particulièrement envie de me faire lécher les pieds aujourd'hui. Façon de parler, elles se contentaient de me les laver. L'attention de la jeune voleuse fut vite attirée par la statue principale, me représentant, qui se trouvait en face de nous. Elle s'avança silencieusement, voire même respectueusement vers elle. Elle me faisait l'impression d'une enfant qui entre dans un magasin de jouets pour la première fois de sa vie. Serait-il possible qu'elle n'ait jamais visité le temple d'Hermès ? Ce petit filou avait donc des adeptes qui ne lui faisaient pas d'offrandes ? Cette pensée me fit sourire : en effet, il se vantait souvent de recevoir moult présents - pour la plupart volés - de la part de ses fidèles. Et j'étais persuadée que des dieux de l'Olympe, celui qu'elle admirait le plus était sans conteste le dieu aux sandales ailées. Quand elle eut bien observé la statue, elle se tourna vers moi. Plus elle me fixait, et plus ses yeux s'agrandissaient de stupeur. Elle se retourna une nouvelle fois vers mon homologue de pierre, ensuite vers moi, et répéta ce petit manège une demi douzaine de fois, comme si elle voulait vérifier chaque détail de mon visage avant de dire une bêtise. "Le nez... oui, il correspond ! La bouche... en effet, c'est le même arrondi, ..." Cela me fit de nouveau sourire. Cette jeune fille m'amusait beaucoup, et rares étaient les humaines qui pouvaient s'en vanter.

- Vous êtes... Aphrodite ? me demanda-t-elle soudain.

Mon sourire s'agrandit face à cette situation plus que cocasse. A présent sûre que la jeune fille ne me fuirait plus, je lui tendis son précieux bien, faisant cliqueter les pièces au passage. Elle récupéra avidement cette bourse de cuir qui lui appartenait à présent pleinement, apparemment satisfaite de la situation. Je rejetai mes cheveux derrière mon épaule d'un geste lent et calculé. Une odeur de jasmin traversa l'air avec eux. J'aimais tout particulièrement me parfumer les cheveux, cela me permettait à moi aussi de sentir mon odeur. Posant ma main droite par dessus ma main de pierre, je lui souris de nouveau avec gentillesse.


- Enchantée, mademoiselle. Quel est votre nom, si cela n'est point trop indiscret ?

Je ne voulais pas l'effrayer plus que nécessaire, c'est pourquoi j'essayais de la mettre à l'aise en lui donnant l'occasion de discuter avec moi et d'apprécier mon caractère absolument agréable et pas "diva" pour un sou. Bien sûr, elle pouvait toujours fuir, la porte était restée ouverte et je n'étais pas d'humeur à lui courir après. Cela m'aurait ennuyée, plus particulièrement en ce qui concerne mon petit jeu avec la nymphe Écho...
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Lun 25 Oct - 1:31

Une chose était certaine, la jeune inconnue était belle et bien Aphrodite, en guise de réponse cette dernière lui adressa un sourire des plus enchanteurs et lui rendit sa bourse. Quel bonheur de récupérer enfin son bien. Elle l'avait plus que mérité. D'abord, en la volant à un inconnu qu'elle ne reconnaîtra sans doute pas si elle devait le recroiser à l'avenir ; ensuite en se la faisant subtiliser par cette jeune femme dont elle ignorait le nom auparavant et qui s'avérait être Aphrodite, la déesse de l'Amour et de la beauté, elle-même. Elle avait bien mérité de récupérer son minuscule trésor, elle sentit enfin les pièces entre ses mains, et un sourire inexpliquable resta figé sur son visage.
Daphné comptabilisait dans sa tête, ce qu'elle pourrait bien faire avec cette argent, en donner un peu à Alexandre, son chef, pour qu'il puisse retaper le bateau sur lequel la bande de pirate dont elle faisait partie naviguaient ; et garder le reste pour son usage personnel. En mettre de côté et utiliser le reste pour offrir un présent à cette déesse, peut-être. C'est bien ça que les gens faisaient pour remercier un dieu ou une déesse de leur bonne action, leur faire une offrande. Oui, voilà, elle allait faire une offrande à Aphrodite si celle-ci restait dans la même lignée de ce qu'elle était depuis leur rencontre. Puis, Daphné pourrait ensuite voler un objet sur la place marchande et le donner en offrande à Hermès par la suite pour le remercier de la chance qu'il lui prétait, toujours. Elle n'avait jamais pénétré dans un temple avant ce jour-ci, ni même fait des d'offrandes aux dieux. Maintenant que cela était fait, il était clair qu'elle devait honorer Hermès rapidement pour ne pas qu'il s'en offusque. C'était peut-être ça le rôle d'Aphrodite, lui montrer les voix des dieux, qu'elle se rapproche d'eux, qu'elle les vénère tout en restant la même... Ou peut-être pas, qu'importe, ce sont ce genre de rencontres qui marquent une vie. On apprend la vie en vivant, tout simplement.
Une odeur de jasmin interrompit les pensées de Daphné. La déesse émanait une fragance fascinante qui allait de paire avec sa personne, Daphné leva ses yeux vers ceux de la déesse et ils refirent le lien entre la statue et la déesse ce qui la fit sourire. Elle se demanda si elle ne rêvait pas et si Nataniel, un de ses compagnons pirates, ne lui avait pas fait une blague en la droguant. Mais cela semblait trop réel pour n'être simplement qu'un rêve. Et la voix de la déesse de même.


- Enchantée, mademoiselle. Quel est votre nom, si cela n'est point trop indiscret ?

Une voix charmante d'ailleurs. Daphné eut l'impression que la jeune femme pesait ses mots pour être certaine de ne pas l'effrayer. Si cela avait été le cas, cela aurait fait un certain temps que Daphné serait partie, avec le butin ou non. Parfois il vaut mieux fuir que mourir, comme le dit si bien un des règlements de pirates. Mais ici, nul danger. Si la déesse avait voulu la tuer, ce serait déjà fait. Elle n'était pas connue pour être patiente.

- Je me nomme Daphné., répondit-elle. Et je suis tout aussi enchantée que vous, si ce n'est plus.

La jeune femme ne savait pas trop ni comment s'adresser à la déesse. Elle ne voulait pas lui manquer de respect en lui parlant comme à n'importe qui, sachant l'égo qu'Aphrodite avait d'elle-même. Mais elle ne voulait pas non plus passer pour une paysanne qui chercherait à l'aduler pour avoir ses faveurs. Il fallait donc trouver un juste milieu.
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Lun 25 Oct - 13:59

Daphné... Quel charmant prénom ! Tout à fait à la hauteur de mes attentes... Elle était là, debout devant moi, ne sachant pas trop sur quel pied danser. Je la trouvais absolument adorable et touchante, pleine de naïveté malgré son métier de voleuse - du moins, je le supposais : quel autre métier une femme comme elle aurait-elle pu exercer ? C'était peut-être naïf de ma part, mais je n'imaginais pas une fille comme elle - que je pourrais apprécier, s'entend - voler pour autre chose que par nécessité. Je repensai à mes prêtresses, toutes plus belles les unes que les autres, condition sine qua non pour faire partie de mon élite, et me dis que Daphné la douce pourrait sans aucun doutes compter parmi leurs rangs. Je voulu un instant le lui proposer mais me ravisai, doutant fort du bien fondé de ma supposition. En effet, comme je l'ai déjà dit précédemment, si Dieu il y avait à admirer, le rôle convenait mieux à Hermès. Pourtant, je ne me défit pas de mon sourire : à défaut d'entrer dans mes ordres, elle pourrait toujours m'aider face à Écho, même si cela n'était qu'un jeu. Je la regardai attentivement, cherchant à déceler une quelconque peur dans son regard : nulle trace de celle-ci : parfaite, elle était décidément parfaite à tous points de vue.

- Daphné... tutoyons-nous, veux-tu ? lui dis-je en souriant. J'aimerais que tu m'aides à gagner un pari que j'ai fais avec la nymphe Écho, Oréade de son rang. En échange, je te révélerai quelque chose que seuls nous, les dieux, savons et qui pourtant pourrait sauver toute la majestueuse Athènes. Qu'en dis-tu ? Es-tu prête à devenir ma messagère parmi les hommes, jeune Daphné ?

Certes, j'avais conscience que ce rôle n'était pas à la portée du premier venu, mais mes prêtresses n'étaient pas assez dégourdies pour cela. Elles ne savaient faire qu'une seule chose : me vénérer. Et Zeus lui-même sait à quel point je suis satisfaite d'elles, mais pour cette "mission", j'avais besoin du niveau supérieur. J'attendais depuis un moment déjà la personne qui ferait preuve d'assez d'audace et afficherait une beauté assez rayonnante que pour égaler la mienne. Daphné me semblait convenir en tous points, c'est pourquoi je lui fis cette proposition. Contrairement à Athéna, j'avais décidé d'agir et de sauver tous ces gens face aux monstrueuses Harpyes. Elle était décidément bien indigne de son peuple. Peuple qu'elle comptait, si j'en croyais les apparences et les non-gestes de sa part, laisser se faire dévorer par les créatures volantes. Ainsi, peut-être ne resterait-il que les meilleurs ? Et je savais fort bien que si tel était le cas, mes prêtresses ne survivraient pas. Elles seraient peut-être même parmi les premières malheureuses victimes des harpyes. Or, je ne pouvais les protéger en les emmenant sur l'Olympe, mon quota d'esclaves était déjà atteint et qui plus est, j'avais besoin de quelqu'un pour pratiquer mon culte sur Terre. C'est pourquoi leur mort m'effrayait tant... Écœurée à cette idée violente, je me retournai vers la jeune fille en attendant sa réponse, pendue à ses lèvres avec une certaine appréhension.
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Lun 25 Oct - 17:52

La sublime déesse dévisageait Daphné en souriant, perdue dans ses pensées, comme si elle envisageait les possibilités d'avenir de la jeune voleuse. Celle-ci attendit patiemment que la divinité veuille bien lui dire les sujets de ses pensées, du moins, ce qu'elle était en mesure d'apprendre, ou bien de la laisser partir, ne sachant pas trop ce qu'il la retenait encore ici. D'ailleurs, en y pensant, Daphné n'avait aucune idée de la raison de la présence de la déesse, ici, à Athènes. S'ennuyait-elle trop dans sa demeure d'Olympie qu'elle serait descendue parmi les pauvres mortels sans intérêts pour y trouver une occupation ? Sûrement. Ce ne devait pas être facile tout les jours d'être une déesse immortelle aux nombres de prétendants infinis, aussi nombreux que ses esclaves, écoutant à longueur de journée les jérémiades des habitants et satisfaisant quelques unes de leurs prières.
À cette idée, Daphné se dit qu'elle avait eu de la chance d'être née mortelle, sa vie n'en était que plus palpitante. Chaque instant pouvait être le dernier ; depuis sa naissance, elle était condamnée. Ce qui lui permettait d'apprécier chaque minute de sa vie, surtout que celle-ci s'améliorait avec le temps. Elle n'était que fille de prostituée, appelée à en devenir une aussi, et finalement elle avait réussie à fuir sa condition pour devenir pirate. Certes, ce n'était pas non plus le summum d'une existence mais il y avait une amélioration, et Daphné se plaisait dans cette vie de hors la loi. Et même si elle obéissait à Alexandre, elle restait libre de ses faits et gestes. Ce fût à ce moment là que la déesse s'adressa à la jeune femme, toujours un sourire aux lèvres.


- Daphné... tutoyons-nous, veux-tu ? lui dis-elle en souriant, ce que Daphné accepta d'un signe de tête. J'aimerais que tu m'aides à gagner un pari que j'ai fais avec la nymphe Écho, Oréade de son rang. En échange, je te révélerai quelque chose que seuls nous, les dieux, savons et qui pourtant pourrait sauver toute la majestueuse Athènes. Qu'en dis-tu ? Es-tu prête à devenir ma messagère parmi les hommes, jeune Daphné ?

Daphné avait vu juste, en partie du moins. Il s'agissait d'un pari que la déesse voulait gagner, sa fierté était en jeu. Perdre contre une simple nymphe, ce n'était pas envisageable. Aphrodite avait besoin d'aide et Daphné était donc la mieux placée pour lui apporter cette contribution. Comment refuser cela à une déesse ? À moins de vouloir mourir ou au mieux être frappée de malédiction pour le restant de ces jours, descendance comprise.
Cependant, il ne s'agissait pas uniquement d'un pari. Elle lui demandait aussi de devenir sa messagère parmi les hommes, une sorte de Hermès au féminin avec un bon degré de moins. Daphné aurait un atout sur les autres, elle serait gardienne d'informations qui pourraient sauver Athènes d'un danger imminent, cela pourrait lui être bénéfique, à elle, et aussi à Alexandre, Celyme et Nataniel, sa bande de pirates. Si elle était venue ici, à Athènes, c'était pour trouver des informations sur Le Perse, un homme qui avait mis à prix la tête des deux premiers pirates et qui avait tué leur famille par le biais de mercenaires. Alors, si la jeune voleuse pouvait avoir accès à des informations classifiées secrets divinités en devenant la messagère d'une déesse, et si ce statut lui permettrait d'en apprendre davantage sur la nature de l'inconnu recherché, il n'y avait aucune hésitation à avoir.


- C'est avec honneur que j'accepte de devenir messagère parmi les hommes en ton nom., dit-elle à la déesse en lui souriant à son tour. Bien que je n'ai jamais accompli ce genre de mission, j'espère néanmoins que je serais digne de l'être. Puisse Hermès m'aider., compléta la jeune voleuse avec une certain appréhension avant de reprendre un ton plaisant et d'ajouter en riant : Et maintenant, déesse, si nous allions gagner ce pari contre Écho puisqu'il s'agit là d'une nécessité ! En quoi consiste-il et quel est mon rôle dans cette entreprise ?
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Lun 25 Oct - 19:01

Lorsque Daphné accepta ma "mission", mon corps tout entier se détendit. Ce pari me stressait plus que nécessaire, à moins que cela ne soit dû au climat qui régnait en ce moment sur l'Olympe. Un léger souffle m'échappa, témoignant bien malgré moi de mon soulagement. Il faudrait seulement que je lui suggère d'honorer ce cher Hermès comme il se doit : autant mettre toutes les chances de mon côté. Si elle le priait correctement, il serait plus enclin à la protéger, et la destinée de la ville n'en serait que meilleure avec une messagère saine et sauve. Je n'eut pas le temps d'envisager la chose plus sérieusement car elle ajouta en riant :

- Et maintenant, déesse, si nous allions gagner ce pari contre Écho puisqu'il s'agit là d'une nécessité ! En quoi consiste-il et quel est mon rôle dans cette entreprise ? ajouta-t-elle, mutine.

Le simple fait de la victoire me remplit d'enthousiasme et, souriant comme une enfant, je la saisis par le bras pour l'emmener dehors. Pour n'importe quelle personne extérieure à la scène, nous serions deux amies se baladant tranquillement en ville, le cœur léger. Personne, mis à part mes prêtresses, ne me reconnaitrait ici. Nous sortîmes et le soleil caressa notre peau de sa douce chaleur. C'était une sensation des plus agréables et je fermai un instant les yeux pour l'apprécier pleinement. Sans les rouvrir, je lui dis ceci, murmurant :


- A dire vrai, ce n'est pas une nécessité, juste une question d'amour propre. Ton rôle est très simple : faire comme si je t'avais séduite et te montrer consentante en apparence quand je t'emmènerai avec moi pour te faire découvrir les joies courantes sur l'île de Lesbos. Bien entendu, il s'en sera rien... sauf si tu le désires. ajoutai-je en souriant.

D'un même pas, nous prîmes la direction de la statue de Pallas Athéna.


- Est-ce dans tes cordes, Daphné ?

Nous descendions toutes deux le petit chemin qui menait à mon temple, retournant dans l'agitation du centre d'Athènes. Au fur et à mesure que nous avancions, tout s'amplifiait : le bruit, les odeurs, la chaleur. C'était une sensation particulière... un peu comme celle que l'on ressent quand on franchit la porte des Enfers, me dis-je en frissonnant. A ceci près qu'on entre dans le froid, le noir et la mort... J'avais déjà eu l'occasion de m'y rendre et le souvenir de ce moment me glaçait le sang. Plus jamais cela !
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Mar 26 Oct - 15:41

Daphné remarqua le léger changement d'attitude qu'eut la déesse à l'écoute de ses paroles, mais ne fit aucun commentaire. Il était apparent qu'Aphrodite avait eu un court instant d'appréhension qui prit fin quand la jeune voleuse lui fit par de son approbation au rôle qu'elle lui confiait. Daphné en comprit que ce rôle ci devait être plus important encore de ce qu'elle pensait au début. Athénes courait-il donc un si grand danger ? À en voir le regard de la déesse, il était fort possible pour que ce soit le cas. Un léger frisson parcourut le corps de la jeune femme quand elle comprit cela mais il fut vite etouffé lorsque la déesse la prit par le bras, telle deux amies de longue date. Etonnée, Daphné jeta un regard à la sublime divinité dont le visage avait changé du tout au tout, un sourire espiègle s'était glissé sur celui-ci, elle semblait sûre d'elle même et rayonnante, comme un astre ; ce qui réconforta la jeune femme.
Elles marchèrent l'une à côté de l'autre en sortant du temple, dans un silence respectueux. On entendait simplement le son de leurs pas glissant sur le sable, ou plutôt ceux de Daphné car la déesse ne laissait percevoir aucun bruit. Daphné laissa court à ses pensées sans en saisir le sens, ses yeux perdues dans le paysage, tout cela était reposant. Comme si le temps s'était arrêté pendant un court instant avant de reprendre sa route à une vitesse folle après que la déesse ait prononcés ces quelques mots.


- A dire vrai, ce n'est pas une nécessité, juste une question d'amour propre. Ton rôle est très simple : faire comme si je t'avais séduite et te montrer consentante en apparence quand je t'emmènerai avec moi pour te faire découvrir les joies courantes sur l'île de Lesbos. Bien entendu, il s'en sera rien... sauf si tu le désires.

- Hum..., répondit-elle d'un ton réfléchi, guère étonné qu'il s'agisse davantage d'amour propre de la part d'Aphrodite plutôt qu'une simple nécessité. C'était son égo qui parlait, et il était certain qu'Aphrodite ne devait pas perdre.

- Est-ce dans tes cordes, Daphné ?, rajouta la déesse.

Cela semblait être dans ses cordes, effectivement. Qui voit la déesse de la beautée ne peut qu'en être charmée. Puis, ce n'était pas si compliqué de se montrer consentante devant une nymphe, surtout quand il s'agissait de découvrir l'île de Lesbos en compagnie d'Aphrodite. La curiosité dépassait toujours tout autre attribut ; et Daphné avait apprit à tenir un rôle selon les circonstances ce qui lui valait un petit talent d'actrice mais rien de bien glorieux. Tout en descendant le chemin qu'elles avaient pris à l'allée pour retourner dans l'effervescence de la place marchande, rejoindre la statue d'Athéna guerrière et quitter à regret la douceur du parfum des fleurs, Daphné se décida à répondre à la demande de la divinité.

- Je suis prête à relever le défi, déesse. Ce sera un jeu d'enfant., ajouta-t-elle en riant, persuadée de la réussite du plan d'Aphrodite, lui accordant sa pleine confiance quant à son avenir proche. Je te suis, amènes-moi jusqu'à elle, je pense pouvoir tenir ce rôle à merveille. J'essayerais du moins.

Dans le meilleur des cas, elle réussirait. Aphrodite, ravie, savourerait sa victoire et aura une reconnaissance certaine pour la jeune voleuse. Au pire, une malédiction s'abattra sur elle, et elle n'aurait pas d'autres choix que d'aller mourir dans les Enfers et plus précisément au Tartare. Adieu les Champs- Élysées et l'existence paisible de son âme, elle n'aurait le droit qu'aux tortures. La première possibilité était préférable, il valait mieux réussir.
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Mar 26 Oct - 19:25

Daphné m'apparaissait comme une parfaite compagne de jeux : à l'inverse de mon amie Écho, elle était sans cesse d'accord avec moi, et prête à toutes les folies pour me satisfaire. Du moins, c'est ce que je pensais. La raison pour laquelle la jeune voleuse satisfaisait tous mes caprices m'échappait peut-être, mais j'espérai que cela n'était pas par crainte de se voir "punie". Bien que je considérais le résultat comme plus important, j'aurais été ennuyée qu'elle me craigne. J'avais besoin de sa confiance totale, et si la peur interférait là-dedans, elle risquait de tout gâcher. Bras dessus, bras dessous nous nous dirigions vers l'agora. Je chantonnais doucement, pour m'occuper l'esprit. Ma jeune compagne m'écoutait attentivement, complètement silencieuse. Cela me fit plaisir, j'aimais m'écouter chanter et encore plus que l'on m'écoute. Elle incarnait le public parfait : silencieux. Attentif. Soudain, je me tus. Une de mes prêtresses arrivait face à nous, elle ne nous avait pas encore remarquée. C'était Janane, la plus jeune d'entre elle. A peine âgée de 17 ans, elle était d'une beauté époustouflante. Des roses ornaient ses cheveux rougeoyants, sa tunique blanche satinée lui mettait la taille merveilleusement en valeur. Avant qu'elle ne nous voit et nous fasse perdre un temps précieux, je tirai Daphné par le bras en riant. D'un même geste, si naturel pour la jeune femme, nous nous jetâmes à genou derrière un porche. On voit les habituées ! Je pouffai, satisfaite de cette situation qui me faisait beaucoup rire. Quand Janane fut passée, je me levai et Daphné m'imita. Croisant son regard, nous éclatâmes de rire toutes les deux, complices. On reprit notre route et je lui expliquai qui était la jeune femme que nous avions croisée. Quelques minutes plus tard, nous arrivions aux pieds de la statue. Quand j'aperçus Écho embrasser sa proie à pleine bouche, je me mortifiai : ma première défaite !

- Nom de Zeus, c'est Écho ! soufflai-je, déconfite. C'est la première fois qu'elle réussit à me battre ! J'ai perdu trop de temps en t'emmenant au Temple...

Déçue, je soupirai et décidai de faire contre mauvaise fortune bon cœur : après tout, j'aurais l'immortalité pour me rattraper ! Quand je me tournai vers Daphné pour lui faire part de mon projet de "vengeance", son visage un peu apeuré me fit sourire : s'imaginait-elle que c'était sa faute ? J'attendis sans un mot sa réaction, et me pris même à froncer les sourcils pour l'impressionner. Sa naïveté était touchante, elle me faisait penser à un enfant pris la main dans le sac de sucreries...
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Mer 27 Oct - 12:39

Qui pouvait croire que la sublime blonde qui chantonnait doucement, accompagnant Daphné, bras dessus bras dessous, était la déesse Aphodite ? La voleuse, elle-même, avait du mal à y croire. Tout semblait tellement naturel, rien de surfait, rien ce que l'on aurait pu croire des Dieux. Comme tout les mortels, Daphné connaissait l'histoire des dieux, leurs légendes, leurs caractères... Pour elle, Aphrodite n'était qu'une déesse de second plan ; déesse de l'amour et de la beauté, rien de bien important ; infidèle, orgueilleuse, narcissique, égoïste et bons nombre de défauts de même catégorie, rien qui puisse penser qu'elle avait une âme bienveillante. Et encore, si cela était le cas, il fallait se douter qu'elle avait une idée derrière la tête pour qu'au final ce soit elle qui soit gagnante. Pour ces raisons, Daphné préférait se méfier. Elle se méfiait déjà des Hommes, autant se méfier de leurs créateurs également.
Et pourtant, il s'avérait que la déesse était de compagnie charmante. Daphné n'avait pas besoin de parler, elle pouvait laisser courts à ses pensées sans que la divinité en soit vexée, il lui suffisait d'aquiescer la plupart du temps aux demandes de cette dernière et de se taire la plupart du temps pour que la cohésion fonctionne entre elles. Pour le moment, Daphné était en accord avec Aphrodite, tout ce qu'elle lui avait dit pour le moment lui convenait, elle n'avait donc pas eu besoin de protester et/ou de s'opposer à ses avis, heureusement pour elle. Tout allait donc pour le mieux.
La jeune voleuse en profitait pour repérer quelques citoyens fortunés qu'elle pourrait voler après que la déesse l'aurait quitté. Il y en avait deux ou trois qui retenaient son attention, toge identique, allure fière et droite, et une bourse chacun, remplie de merveilleuses petites pièces, accrochés négligement à leur ceinture qui n'attendaient qu'à être prise. La jeune femme se demanda quel serait le comportement de la déesse si elle lui faussait compagnie cinq minutes pour accomplir son vol, mais elle n'eut pas à réfléchir davantage. La divinité la tira soudainement par le bras, et par reflexe, Daphné se cacha à genou derrière un porche, amusée de voir qu'Aphrodite avait fait de même, et curieuse d'en savoir les raisons. Quand elle vit cette dernière se lever, elle fit de même et lorsque leur regard se croisèrent, un rire simultanée se fit entendre de l'une comme de l'autre. Écoutant la déesse lui expliquer que la jeune femme qu'elles avaient croisées – et dont Daphné n'avait pas remarquée, hypnotisée par l'appel du gain – se révélait être une prêtresse de la divinité.
Peu de temps après, cette dernière se stoppa soudainement de nouveau. Elles étaient arrivées aux pieds d'Athéna, ce qui fit sourire brièvement Daphnée à l'idée de pensée qu'Aphrodite pouvait être aux pieds de la déesse protectrice d'Athènes, sachant leur rivalité. De là, elles voyaient une femme qui embrassait avec ardeur son compagnon. La jeune pirate ne comprit pas tout de suite qu'il s'agissait d'Echo, avant qu'Aphrodite ne le lui révèle.


- C'est la première fois qu'elle réussit à me battre ! J'ai perdu trop de temps en t'emmenant au Temple...

Daphné ne savait pas comment réagir. Une lueur de peur apparut dans son regard, qui s'accentua légèrement lorsque la déesse la regarda de haut, les sourcils froncés. Il était certain qu'à ce moment là, il y avait la mortelle d'une part et la déesse de l'autre, et non les deux personnes complices qu'elles étaient quelques minutes auparavant. La jeune femme décida de prendre cela avec humour. Après tout, à ses yeux, ce n'était qu'une simple défaite. Si elle comptait le nombre de fois où elle avait perdu dans sa vie, il lui faudrait plusieurs mains ; la déesse pouvait s'estimer chanceuse.

- Il y a une première fois à tout !, dit-elle avec assurance non sans une certaine appréhension. La prochaine fois, tu l'auras, et tu pourras te venger de cet affront..., ajouta Daphné, pensant après coup que le dernier mot était sans doute mal choisi et ne ferait qu'aggraver l'orgueil de la déesse. Puis, tu m'as fait découvrir l'enchantement de ton Temple et l'importance du culte lui-même. Avant je n'honorais pas les dieux, et j'ai compris mon erreur. Cela vaut plus que l'insuccès d'un défi, tu ne crois pas ?
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Mer 27 Oct - 16:21

- Il y a une première fois à tout !

Décidément, elle me surprenait d'heures en heures, cette jeune fille ! Effectivement, la défaite à parfois du bon... Quand elle ajouta qu'elle n'avait, auparavant, jamais pratiqué le culte des dieux, je ne fus pas étonnée outre-mesure. Maintenant, quant à savoir si elle m'honorerait personnellement... Le temps n'était pourtant pas à parler défi et honneurs en tous genres : j'avais quelque chose de bien plus important à lui révéler. Quelque chose qui, j'espère, ne l'effrayerait pas. Et Zeus sait à quel point les harpyes sont monstrueuses. Même à lui, elles faisaient froid dans le dos. Moi qui ne suis qu'une déesse pacifique, je vous laisse imaginer l'état dans lequel tant de violence peut me mettre. Sortant de mes pensées morbides, je souris à Daphné et l'entrainai un peu plus loin. Nous étions de retour dans la ruelle où elle s'était enfuie, quelques heures plus tôt. Jetant un œil aux alentours, je remarquai deux caisses et m'en approchai, pour ensuite m'y asseoir avec le plus de grâce que les lieux le permettaient. Je croisai les mains sur mes genoux et soupirai d'aise : enfin un peu de repos. Je détestais par dessus tout marcher : or, en ville, impossible de léviter ! Peu d'humains devaient être au courant de notre réelle existence, sinon ils passeraient leur temps à nous prier pour de menus détails, et on ne s'en sortirait plus. Les prêtres et les prêtresses ne nous priaient que quand cela était réellement nécessaire, le reste du temps, ils répandaient notre parole à tout-va et cherchaient de quoi nous faire de merveilleuses offrandes. Quand je me rendis compte qu'une fois de plus, mes pensées m'échappaient, je me secouai légèrement la tête et inspirai profondément pour me donner du courage. Il était temps pour moi de révéler sa mission à Daphné.

- Daphné... Il est vrai que le culte des dieux est plus important que ce stupide défi... Mais il y a une chose de plus importante encore, et je me dois de t'en faire part. , ajoutai-je, sérieuse. Peu de gens ignorent que les harpyes sont des créatures mythiques vraiment horribles, sanguinaires et assoiffées de terreur et de malheur... Toi qui sais à présent que les dieux sont réellement là pour vous protéger, vous, humains : que penses-tu de ce que je viens de te dire ?

En ceci résidait mon ultime test : si cette jeune femme debout devant moi était assez intelligente pour déduire que les harpyes existaient, et pourquoi pas qu'elles voulaient détruire Athènes - après tout, je lui avais bien dit qu'il s'agissait d'une mission pour sauver la ville... - alors j'en ferais mon Élue et l'aiderait autant que faire ce peut. J'attendais impatiemment sa réponse, le visage grave. Il ne s'agissait plus de rire, à présent.
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Mer 27 Oct - 22:10

Un silence engloba les jeunes femmes pendant un court instant avant que la déesse entraîne Daphné dans une ruelle, qui comble du hasard, était celle où la déesse l'avait interpellée. Elles s'étaient rencontrées là, et c'était sans doute ici-même qu'elles se quitteraient, à moins qu'Aphrodite avait autre chose en tête et devait lui révéler des informations de la plus haute importance, ou bien répondre à un nouveau défi, ou encore se venger de sa défaite. Daphné regarda curieusement la déesse en silence, attendant un signe de sa part ; celle-ci s'approcha d'une caisse en bois pour s'y asseoir. Même dans cette médiocre allée, assise sur une simple caisse en bois délavée, Aphrodite restait divine. Ses longs cheveux blonds ondulait négligemment sur ses épaules, sa stature restait majestueuse, rien ne pouvait altérer sa beauté, elle resplendissait. La jeune voleuse, bien moins jolie, vint s'asseoir sur la caisse qui était placée à côté de celle de la déesse, et fixa une inscription qui était gravée grossièrement sur le mur, révélant qu'un magistrat était corrompu. Toujours la politique, qui n'était pas corrompu de nos jours, se dit Daphné, puis, son regard se posa sur Aphrodite lorsque celle-ci secoua sa tête et inspira longuement avant de parler. Ce qu'elle allait dire était des plus sérieux et allait sans doute marquer à jamais la journée voir même les prochaines années de Daphné.

- Daphné... Il est vrai que le culte des dieux est plus important que ce stupide défi... Mais il y a une chose de plus importante encore, et je me dois de t'en faire part., déclara la déesse le plus sérieusement du monde, après une certaine hésitation néanmoins. Peu de gens ignorent que les harpyes sont des créatures mythiques vraiment horribles, sanguinaires et assoiffées de terreur et de malheur... Toi qui sais à présent que les dieux sont réellement là pour vous protéger, vous, humains : que penses-tu de ce que je viens de te dire ?

La jeune femme resta dans un premier temps muette. Tout prit sens dans sa tête soudainement. Si la déesse lui parlait des harpyes, cela signifiait qu'elles présentaient un danger incessant. Daphné n'avait jamais douté de leur existence, comme de la présence des dieux ou de créatures mythologiques, mais qu'elles soient une réalité si proche l'alarmait. Et elle se rappela des paroles que la déesse avait prononcées quelques temps avant : une mission pour sauver Athènes. Les harpyes approchaient de la ville, Athènes était en danger. Daphné ne put retenir un hoquet de terreur, elle en avait même la chair de poule. C'était donc cela, cette mission. Il fallait qu'elle sauve la ville de ces monstres. Mais comment ? Quand ? Et pourquoi était-ce Aphrodite qui l'informait de cette tragédie ? Où était Athéna ? Cela n'avait guère d'importance, elle savait. Elle savait que la ville courait un grand danger, que ces habitants risquaient de mourir, qu'elle risquait de mourir. Il fallait qu'elle informe Alexandre, au plus vite ; Daphné ne savait pas si elle avait le droit d'informer sa compagnie mais peut lui importait. Ils étaient devenus sa famille, et si elle devait protéger quelqu'un se serait avant tout eux, les trois pirates de sa vie, et après le reste de la population, puis elle-même si elle en avait l'occasion. Elle leva les yeux vers ceux de la déesse et son regard grave l'encouragea à lui répondre.

- Les harpyes sont en route pour détruire Athènes ?, questionna-t-elle bien que certaine de la réponse. Mais... Mais je pensais qu'elles ne s'attaquaient qu'aux petits villages... Seraient-elles devenues si fortes que même les dieux les craignent ?

Cette dernière question resta en suspend un court instant. C'était pire de ce qu'elle avait imaginé au début. Les harpyes étaient devenues incontrôlables, les dieux ne savaient plus quoi faire et ils en venaient à faire appel à de simples mortels comme Daphné. Vers quel chemin allait Athènes ? Cette dernière l'ignorait, mais cela ne lui disait rien qui vaille.
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Mer 27 Oct - 23:27

Tandis qu'elle réfléchissait, je l'observais en silence, tendue. Elle était très jolie, ses cheveux châtains entouraient son visage d'ange, quelques mèches lui tombant dans les yeux. Elle était penchée en avant, et je ne distinguais pas bien son visage, quand tout à coup, un petit hoquet s'échappa de sa bouche, signe qu'elle était sur le point de comprendre ce qu'il se passait. Une fois de plus, je ne pus m'empêcher d'admirer la jeune fille : elle avait décidément beaucoup de qualités, autant physiques que morales et intellectuelles. Assise à mes côtés, elle redressa lentement la tête, les sourcils froncés : elle était en pleine réflexion. Quand elle me demanda si les harpyes étaient en route pour détruire Athènes, cela me surprit presque; je ne m'attendais pas à ce qu'elle ait poussé la réflexion jusque là... Quand elle termina par sa terrible question, l'écho s'en fit à mes oreilles " si fortes que même les dieux les craignent ", sonnant comme une menace, un avertissement... Je me tus un instant qui sembla durer des heures, tant le silence pesait autour de nous. L'atmosphère était tendue : je n'osais pas affirmer que c'était le cas - car le dire rend toujours les choses beaucoup plus concrètes - et Daphné ne voulait probablement pas que je lui réponde par l'affirmative pour les mêmes raisons. Malheureusement, c'était bien le cas, tout allait mal pour la grande Athènes. Une fois de plus, je soupirai. Je posai ma main sur son épaule et, calmement, lui dis ceci :

- Je suis désolée, Daphné... C'est bien le cas. Les harpyes ne sont que trois, mais elles se sont considérablement améliorées. De plus, nous ne savons toujours pas ce que comptent faire les amazones. Quelques-unes sont en route pour Athènes mais nous ne connaissons pas leurs intentions., ajoutai-je, pensive. Hadès est de leur côté, je pense. Les autres dieux sont dans l'attente d'une décision de Zeus, mais il se dit sur l'Olympe qu'il est devenu fou. Je me devais de faire quelque chose avant que cela ne tourne mal, et c'est pourquoi je t'ai choisie. Tu es mon Élue, Daphné.

Je réfléchit à mes propres paroles, me demandant ce que, finalement, Daphné pourrait bien faire, seule, face à trois harpyes folles et un dieu de la mort. De sombres visions de violence, de sang et de mort m'envahirent. Je voyais mes prêtresses, tous les humains que j'appréciais pour leur beauté ou pour leur culte si bien rendu... morts ? D'un bond, je me levai et lançai mes longs cheveux derrière mon épaule : non, Daphné n'était pas seule ! Il y avait Arès, Athéna, Héphaïstos, Hermès... eux seraient de mon côté ! Ils m'aideraient. Restait à les convaincre de le faire...
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Mer 3 Nov - 14:08

Le silence que Daphné avait apprécié quelques heures auparavant était devenu insoutenable, le temps semblait s'être arrêté, chaque seconde s'écoulait d'une lenteur affligeante, même l'air devenait presque irrespirable, tant la jeune femme attendait la réponse de la déesse. Réponse qui serait aussi négative que l'ambiance qui régnait dans cet endroit. Aphrodite ne disait rien, une légère brise fit voler ses longs cheveux blonds autour de son visage pour se reposer sur ses épaules divinement. Elle semblait songeuse, son visage bien que splendide trahissait une angoisse certaine qu'elle semblait tout de fois contenir pour ne pas affoler la voleuse et pourtant, l'instant était dramatique et le silence n'en était que plus désarmant. La déesse ouvrit la bouche, mais ce ne fut que pour échapper un long soupir. Désespérant. Daphné leva les yeux vers la déesse et la fixa intensément. Elle n'avait pas l'air aussi peu immortelle qu'à cet instant : en proie aux doutes et aux hésitations, son visage était marqué d'appréhensions. Sans regarder Daphné, la déesse posa sa main sur son épaule, délicatement telle une poupée de porcelaine, ses doigts fins frôlaient le cou de la voleuse, elle aurait pu l'égorger d'un seul coup si elle l'avait voulu, heureusement pour la jeune voleuse que ce n'était pas le cas. Et enfin ce silence se rompit.

- Je suis désolée, Daphné...

Daphné resta muette. Si c'était pour dire ça, elle préférait encore le silence. Désolé... Depuis quand une déesse pouvait-elle être désolé ?! C'était désarmant ; les dieux se devait de paraître indestructibles, distants des mortels et leur servir de guide. Et là, Aphrodite, la déesse de l'Amour, de la beauté, celle qui semblait être sûre d'elle, égoïste et qui dirigeait son petit monde d'une main de fer, elle était désolé. Elle aurait pu tout aussi bien dire qu'elle abandonnait les humains à leur mort et qu'elle les regarderait du haut de l'Olympe. Daphné fixait toujours la déesse, s'attendant à ce qu'elle ajoute quelque chose. N'importe quoi. Elle ne pouvait pas simplement être désolé et laisser les harpyes détruire Athènes, même Daphné, elle qui venait simplement d'arriver dans cette cité ne pouvait pas permettre ça. Elle ne pouvait pas fuir. C'est vrai que parfois, elle avait l'habitude de dire qu'il vaut mieux fuir que mourir, mais si les harpyes étaient capable de détruire une cité aussi grande qu'Athènes, elles pourraient détruire tout le monde Egéen et il n'y aurait aucun endroit pour fuir. Il fallait qu'elle parle à Alexandre, Célyme et Nataniel, d'urgence, dès que l'entretien avec Aphrodite serait terminé mais la divinité n'en avait pas fini.

- C'est bien le cas. Les harpyes ne sont que trois, mais elles se sont considérablement améliorées. , dit-elle avec le plus grand sérieux. De plus, nous ne savons toujours pas ce que comptent faire les amazones. Quelques-unes sont en route pour Athènes mais nous ne connaissons pas leurs intentions., ajouta-t-elle, pensive. Hadès est de leur côté, je pense. Les autres dieux sont dans l'attente d'une décision de Zeus, mais il se dit sur l'Olympe qu'il est devenu fou.

Daphné resta totalement muette, les yeux écarquillés. Tout cela lui semblait tellement... lointain. Les harpyes, les amazones, les dieux. Le matin même, Daphné ignorait tout de cela ou plutôt elle savait qu'ils existaient mais elle ne s'en souciait guère. Et là, Aphrodite lui énonçait tout cela de façon sérieuse comme si chaque chose était acquise en ajoutant même que Zeus était devenu fou. Si Daphné n'était pas déjà assise, elle l'aurait fait dès maintenant. Elle avait l'impression que tout lui échappait, la jeune femme prit sa tête entre ses mains et ses long cheveux chatains cachèrent son visage. Elle ne comprenait pas, enfin si elle comprenait mais tout était flou dans sa tête.

- Je me devais de faire quelque chose avant que cela ne tourne mal, et c'est pourquoi je t'ai choisie. Tu es mon Élue, Daphné.

La dernière phrase se répéta plusieurs fois dans la tête de la jeune femme. Elle était son Élue. Mais pourquoi elle ? Pourquoi ne contactait-elle pas les héros ? Ils étaient là pour sauver la planète, Daphné, elle n'avait pas leur envergure. Soudain, elle sentit un bruit à côté d'elle, elle leva la tête pour voir que la déesse s'était levée d'un bond et que ses beaux cheveux blonds volaient derrière elle. Il lui semblait que la divinité reprenait courage, et foi en une issue bénéfique pour les Grecs, Daphné ne put retenir un timide sourire et se leva à son tour avant de prendre la parole sans trop savoir quoi dire.

- Je ne sais pas quel rôle je peux avoir et je ne saisis pas tout, mais je suis prête à t'aider, Aphrodite., dit la jeune voleuse sachant très bien qu'elle ne pesait pas lourd dans la balance entre le bien et le mal. Après tout, c'est le moins que je puisse faire.
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Ven 5 Nov - 14:13

Elle était là, debout devant moi, acceptant ma « mission ». Pauvre Daphné ! Je ne savais même pas moi-même dans quoi je l’embarquais… Tout ce que je savais, c’est que j’aimais beaucoup trop de gens à Athènes pour les laisser seuls face au danger. En qualité de déesse de l’amour, je ressentais tout de manière exacerbée. Les sentiments étaient plus forts, les émotions aussi. Je m’attachais aux gens très lentement, mais une fois qu’ils avaient mon affection, peu de moyen de me décrocher : je suis comme une moule qui se tient à son rocher, faisant face à vents et marées. Certes, l’image n’est pas poétique, mais tellement vraie. Dès lors, mes prêtresses, certains de mes amants terriens et mes enfants demi-dieux m’étaient trop précieux pour que je ne réagisse pas. Comment auraient-ils pu, eux, se sauver, alors qu’ils étaient comme des aveugles face au danger ? Quelqu’un devait les prévenir, et cette personne, c’était Daphné. Voilà pourquoi j’avais fait de cette adorable jeune fille si courageuse mon Élue. Malheureusement, je n'avais pas encore vraiment réfléchi à la façon d'intervenir. Il me fallait du calme et de la tranquillité, c'est pourquoi je décidai de retourner y réfléchir à tête reposée en mon Palais de marbre. Mais avant, je devais encore laisser "quelque chose" à la jeune voleuse.

M'approchant d'elle, je la serrai dans mes bras. Elle en parut fort étonnée mais ne recula pourtant pas, et pour dire vrai, je le fus peut-être un peu aussi. Le manque de tendresse me fait faire bien de drôles de choses ! Une déesse qui serre dans ses bras une simple humaine, c'est très rare. Voir inexistant hors des plaisirs de la chair. Je me reculai d'un pas et la saisi par les épaules. Accrochant mon regard au sien, je lui souris et entrepris de lui expliquer les jours qui allaient suivre pour elle comme pour moi.

- Daphné..., commençai-je, hésitante. Pour l'instant, je ne sais pas vraiment comment nous allons agir. Il faut que je réquisitionne l'aide de quelques autres dieux, car seules, nous ne pourrons rien faire. Dans quelques instants, nous allons nous séparer. Je retournerai dans mon Palais et toi auprès des tiens, d'accord ?

Elle hocha pensivement la tête, attendant la suite. Je réfléchis quelques instants à mon plan qui n'en était pour l'instant pas encore un. Il faudrait que, une fois sur l'Olympe, je parle à Hermès, Héphaïstos et peut-être aussi Athéna. Après tout, nous nous détestions mais Athènes était tout de même SA ville. Elle l'avait durement acquise face à Poséidon et se devait de la protéger. Je ne doutais pas qu'elle ferait tout pour m'aider à sauver ses multiples admirateurs... et ce, même si l'idée venait de moi, sa grande rivale. En tout cas, elle me considérait comme telle. Mais personnellement, je ne voyais pas en quoi elle prétendait rivaliser avec moi. Soit... Je lâchai les épaules de Daphné et reculai de quelques pas avant de poursuivre ma tirade.

- Mais avant de nous séparer, ma belle, je vais te faire don d'un cadeau très précieux. Il s'agit d'un... pouvoir, qui te permettra de communiquer avec moi quand le besoin s'en fera sentir. Tu apprendras bien vite à t'en servir, si mon intuition est la bonne. Il te suffira de fermer les yeux et de penser très fort à moi et à ce que tu veux me transmettre. Et bien sûr, cela fonctionne dans les deux sens.

Je fermai alors les yeux et me concentrai sur l'aura de Daphné. Elle était adorable, lisse et ronde. Un peu comme une magnifique perle pleine de nuances de couleurs : du bleu ciel, du rose, du violet, du blanc nacré... J'avais rarement ressenti une aura aussi pure que la sienne. Un léger souffle de vent souleva ma tunique blanche et or et la fit virevolter autour de mes jambes. Ensuite, celui ci se "dirigea" vers la jeune fille et ses cheveux s'envolèrent sur ses épaules. Son visage surpris par la sensation qu'elle venait de ressentir me confirma qu'elle avait bien reçu mon don. Au fond de moi, dans mon "répertoire", je ressentis clairement sa présence, et cela fini de me convaincre de la réussite de la manœuvre que je venais d'entreprendre.

Je lui adressai un dernier sourire et me volatilisai. Quelques secondes plus tard, j'étais de retour parmi les dieux. Avant de rentrer en mon admirable Palais des Amours, je n'oubliai cependant pas de lui adresser un dernier message...

" Préviens les tiens... Elles arrivent. A bientôt, chère Daphné... "
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Jeu 11 Nov - 3:49

Peu de temps après que Daphné eut prononcé ces quelques mots, la déesse s'approcha d'elle et la serra dans ses bras. La jeune femme resta muette et étonné. C'était... surprenant. Oui, totalement surprenant. Cet élan d'affection de la part de la divinité était à la fois inquiétant et désarmant. Il était rare de voir une déesse se comporter ainsi surtout une déesse envers une mortelle qui plus est sans arrière pensée. Même Aphrodite sembla sur le moment déroutée de son comportement, elle se recula ensuite pour prendre Daphné par les épaules. Ses magnifiques yeux bleus fixèrent ceux de la voleuse d'une couleur azur, eux-aussi, et la première sourit à la seconde qui lui rendit, elle-aussi, son sourire dans un même éclat de douceur.

- Daphné..., entreprit-elle de dire avant de se taire subitement.

Décidement, les silences se faisaient de plus en plus présent. La jeune voleuse était prête à prendre la parole, simplement pour le combler, dire des choses sans le moindre intérêt, parler à voix haute de ses questionnements, de ses idées, seulement pour qu'un bruit se fasse entendre. Un murmure inaudible sortit de sa bouche ce qui la fit rire, elle croisa alors le regard de la déesse qui la fixait d'un air étrange et Daphné se sentit soudain mal à l'aise et pourtant le sourire rieur qu'elle avait eu restait ancrée dans son visage et cela lui faisait du bien. La pirate croisa de nouveau le regard de la déesse qui s'impatientait. Elle voulait finir sa phrase. Il est vrai que la patience n'est pas un fait reconnu chez les Dieux, Aphrodite compris. La jeune femme se tut donc et écouta attentivement ce que la divinité avait à ajouter.

- Pour l'instant, je ne sais pas vraiment comment nous allons agir. Il faut que je réquisitionne l'aide de quelques autres dieux, car seules, nous ne pourrons rien faire. Dans quelques instants, nous allons nous séparer. Je retournerai dans mon Palais et toi auprès des tiens, d'accord ?

- D'accord, répondit-elle en hochant la tête, prête à entendre la suite de ce discours.

C'était évident, il fallait qu'elle informe sa compagnie des évènements, de sa rencontre avec Aphrodite, la déesse de l'Amour et de la beauté, de l'arrivée imminente des harpyes venues pour détruire la cité athénienne, de la conception potientielle que Zeus soit devenu fou, du fait que la jeune femme avait été elle-même choisie comme Elue de la divinité pour sauver Athènes. Tellement de choses incroyables, et si lointaines pour les mortels. Ils se retrouveraient embarquer dans une histoire complétement invraisemblable et pourtant bien réelle. Ses amis allaient certainement lui demander ce qu'elle avait bu pour raconter des récits aussi rocambolesque mais elle allait les convaincre. Ils formaient une équipe, une famille, et cela ne changera pas de sitôt. Puis, Aphrodite allait sans doute demander de l'aider à sa famille à elle, ses dieux amicaux ou non, qui pourraient changer la donne. Une simple humaine, avec sa bande de pirate et une déesse de l'Amour ne devait pas peser bien lourd face à trois harpyes assoiffées. Si seulement c'était Athéna ou bien Arès qui avaient été présent, qui organisaient la lutte, ils auraient eu une chance. Mais là, que pouvait donc bien faire l'amour face à tant de haine... Aphrodite en avait bien conscience, elle lâcha les épaules de Daphné et s'éloigna quelques peu de la jeune femme pour de nouveau reprendre le cours de sa pensée et la révéler à Daphné.

- Mais avant de nous séparer, ma belle, je vais te faire don d'un cadeau très précieux. Il s'agit d'un... pouvoir, qui te permettra de communiquer avec moi quand le besoin s'en fera sentir.

- Un pouvoir ?!, murmura soudainement Daphné tellement bas que même la déesse ne l'avait pas entendu ou du moins n'avait pas tenu compte.

- Tu apprendras bien vite à t'en servir, si mon intuition est la bonne., reprit-elle. Il te suffira de fermer les yeux et de penser très fort à moi et à ce que tu veux me transmettre. Et bien sûr, cela fonctionne dans les deux sens.

Un pouvoir de télépathie avec la déesse donc. Intéressant. Jamais Daphné n'aurait pensé qu'elle accéderait un jour à un quelconque pouvoir et là, en une seule journée, le monde qu'elle avait imaginé, dans lequel elle pensait vivre, était radicalement en train de changer. Soudain, la jeune hors la loi sursauta, un léger vent soufflait entre celle-ci et la déesse, faisant virevolter leurs cheveux et d'un coup, il s'infiltra en elle. C'était une sensation étrange, difficile à décrire, mais ce qui était certain, c'est que la jeune femme avait reçu ce pouvoir et pourrait donc s'en servir prochainement, lorsqu'elle le voulait. Elle avait hâte de l'essayer, tout autant qu'elle appréhendait de le faire. Avant d'y penser davantage, Aphrodite lui sourit puis d'un mouvement se volatilisa et Daphné se retrouva seule dans cette ruelle abandonnée et silencieuse. À peine une minute s'était-elle écoulée qu'un message lui parvenue. Il sembla raisonner dans toute la ruelle et pourtant ce message n'avait lieu que dans sa tête.
" Préviens les tiens... Elles arrivent. A bientôt, chère Daphné... "
Cette dernière voulu lui répondre dès à présent pour se familiariser avec son nouveau don. Elle ferma les yeux et se concentra activement à penser d'une part à la déesse et d'autre part au message sans une grande importance qu'elle voulait lui transmettre. Mais rien ne se produisit. C'était normal, elle ne pouvait pas recevoir un don et s'en servir comme ça, d'un claquement de doigt la seconde d'après. Daphné décida de vider son esprit, elle retourna sur l'Agora et prit le chemin menant au Pirée pour rejoindre le Chrysaor. En arrivant près du port, elle se décida à réessayer. Elle inspira profondément, ferma les yeux en pensant à la déesse et à ce qu'elle voulait lui faire parvenir, une sorte de tourbillonnement intérieur se fit en elle. Satisfaite Daphné sourit, elle avait réussi à transmettre son message qui se révélait être un simple :
"C'est entendu..."
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   Jeu 11 Nov - 4:46

* The End *



Spoiler:
 


En espérant que ça vous ait plus... =)
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MessageSujet: Re: Le vol, c'est mal. Le charme aussi... [Aphrodite]   

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