Zeus serait-il devenu fou?..
 
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 Pauvres mortels [Celaeno]

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Hadès
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MessageSujet: Pauvres mortels [Celaeno]   Mar 19 Oct - 21:16

Accoudé à un arbre perché au bord d'une falaise qui dominait Athènes et ses proches environs, Hadès observait la cité en ébullition.
Chaque jour, ils semblaient s'éveiller tous d'une même poussée, comme s'ils étaient étroitement reliés les uns aux autres, comme s'ils ne formaient plus qu'un seul homme.
Et ils s'activaient tous au travail, apparemment satisfaits de leur vie et du chemin qu'elle prenait.
Un sourire s'étira sur ses lèvres. Lui aussi, d'une certaine manière, appréciait le chemin que prenait leur vie. Il pouvait même déjà en déterminer l'issue : Un séjour sans fin dans l'enfer de son âme.
Il n'était ni devin, ni voyant ; le temps passé sur cette terre à observer ses futurs compagnons d'infortune lui avait appris une chose : nul homme n'échappe à l'issue de son destin.
Une mort ni toujours propre, ni toujours digne mais toujours ô combien jouissive pour lui. Rien que d'y penser, son esprit semblait gronder, affamé et excité.
Cependant, son excitation, ne venait pas seulement de la perspective de voir de nouveaux trépassés rejoindre sa
communauté. Non, une tension semblait monter depuis le ventre même de la cité, prendre à la gorge le plus avisé et le plus sage de ses habitants, faire naître l'anxiété dans le coeur du plus grand des philosophes.
Il sentait l'inquiétude chuchotée dans les paroles qu'ils échangeaient quand il marchait parmi eux, avide de sentir le traverser cette peur qui suintait de par tous leurs pores ; il sentait l'angoisse, terrible, aussi tenace qu'une sangsue, prendre peu à peu le pas sur leur raison.
La rumeur alimentait leurs craintes, apportée par les marchands et par les voyageurs. On disait qu'elles arrivaient, avide de succomber à leur jalousie.
On disait que les harpyes marchaient sur Athènes et que nul dieu ne serait là pour les protéger.
Pour sa part, Hadès le savait, ce n'était pas lui qui allait s'y coller. Depuis le temps qu'il voulait faire un cortège d'âmes errantes des Athéniens.
Le même sourire qui ne le quittait jamais vint effleurer ses lèvres, faisant légèrement plisser ses yeux noirs.
Hadès se crispa soudain... Ses muscles se figèrent.
Il sentait une présence autour de lui...


Montrez-vous...

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Dernière édition par Hadès le Dim 24 Oct - 20:39, édité 1 fois
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Celaeno
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MessageSujet: Re: Pauvres mortels [Celaeno]   Mar 19 Oct - 22:14

    Celaeno s'était une fois de plus éloignée de ses soeurs. Ô combien horripilantes elles étaient ! Et, bien que sachant parfaitement qu'Ocypete essaierait d'attirer Aello à sa suite, profitant de l'absence de leur soeur, elle préférait ne pas entendre ses arguments maintes fois entendus, maintes fois répétés, et tout autant méprisés. C'était simple, pourtant. La vraie jouissance était dans un malheur réel, non-dissimulé, le vrai plaisir était la peur dans le regard de celui ou celle qui se sent et se sait perdu/e. Pas dans la surprise qu'il ou elle pouvait ressentir au moment de mourir, découvrant la traîtrise. Non, décidément, rien ne valait une bonne torture.
    La créature, enfin calme de s'être isolée, se mit à chantonner un air qu'elle travaillait depuis quelques semaines.

    -Et cette main -que je t'arrache-, et ce bras -que je te brûle-, et cette épaule -que je te brise-, ne vois-tu pas ce qu'il reste de toi? Juste un petit cadav...

    Se sentant observée, elle se tut d'un coup. Regarda autour d'elle. Il n'y avait personne. Personne de visible, s'entend. La Harpye s'envola pour se poser sur une branche d'un des arbres qui l'entourait et scruta de ses yeux perçants le terrain boisé. Ici, un cerf et quelques biches, là un lapin, ici le renard qui allait tuer le lapin -Celaeno eut un sourire mauvais-, là une figure qui se terre, ici... un mortel?
    Intéressant... Aussi souple et agile qu'un chat, elle sauta de sa branche, redevenue sous son apparence humaine. Elle s'approcha de la silhouette tremblante qui tentait vainement de se cacher à la fois derrière et sous une souche d'arbre. Elle se pencha sur lui -puisque apparemment c'était un homme-, et le souleva par le col de la tunique de lin pour le lancer contre un arbre. Les yeux de la créature virèrent au bleu foncé, quittant ce bleu presque translucide qu'ils avaient d'habitude. Elle cassa le bâton du berger qu'il avait laissé tomber et lui enfonça chaque morceau de bois entre les côtes. Elle prit alors sa forme d'oiseau et vint lui picorer les yeux. Elle l'acheva ensuite en lui brisant la nuque d'une main sûre et affirmée.

    La créature reprit son chemin, le cœur léger. Elle avait passé - en partie - ses nerfs, et, de fait, avançait d'un pas presque joyeux. Elle s'envola pour continuer sa promenade et finit par se poser sur une branche, sur le bord d'une falaise. Apercevant une ombre quelques mètres plus loin, elle s'envola de nouveau et reprit forme humaine, adossée nonchalamment sur le tronc de l'arbre. Elle avait reconnu la silhouette.


    - Hadès... C'est un plaisir de te revoir. Presque autant que de décapiter quelqu'un à mains nues, ajouta-t-elle avec un sourire.

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Hadès
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MessageSujet: Re: Pauvres mortels [Celaeno]   Mer 20 Oct - 23:54

Hadès eut un nouveau sourire en découvrant la nouvelle arrivante. Une petite jeune qui voulait jouer dans la cour des grands alors qu'elle ne connaissait pas les règles.
Il avait entendu vaguement parler de la petite...Celaemou ? Celeani ?... no ? Il haussa les épaules, indifférent. Tout ce qu'il avait retenu c'était que c'était une espèce de folle furieuse, insensible qui suivait bien les traces de ses soeurs.
Une harpye en bref.
Mais une toute, toute, toute petite harpye. Ridicule, même. Une gamine qui se permettait l'insolence à son égard, qui pensait qu'elle pouvait être culottée avec un dieu millénaire...
Un bref ricanement s'échappa de ses lèvres.
Les harpyes, il ne les aimait pas plus que ça mais sur la liste de personnes qu'il voulait ajouter à sa collection d'âmes, elles n'étaient pas non plus dans son top cinq des priorités.
Tant mieux pour elle. Et puis elle n'en valait pas la peine ; à peine une collation - sans compter les cris furieux dont elle l'aurait gratifié... Les gémissements et les larmoiements, d'accord, mais les rugissements d'une folle enragée, bonjour la migraine.


- Tu me parles, l'oisillon ?

Ah, les jeunes... C'était tellement facile de les taquiner et de les faire sortir de leurs gonds. Il suffisait d'écorcher un brin leur fierté et on était partis pour l'orgueil en vrac et les grands chevaux.
Sans compter qu'avec son caractère intenable, la gosse n'allait sûrement pas avoir d'autre envie que de chercher à lui faire ravaler ses insultes.
Ah mais oui. C'est vrai. Il était un
dieu. Trop bête.

-D'ailleurs, loin de moi l'idée de vouloir t'offenser, jeune fille... - il réfléchit un instant, l'air de considérer la question ... oui bon, passons. Je disais : Loin de moi l'idée de vouloir t'offenser, jeune fille, mais même si tu es très certainement capable d'arracher des yeux avec les griffes que je te vois là, et même si les mortels ne sont pas les êtres les plus futés du Bassin ; c'est pas à toi toute seule que tu vas venir à bout d'une cité entière. A ton âge, vaut mieux retourner jouer à dépecer des bergers imbéciles comme celui que tu viens de tailler en pièces - il est encore en train de hurler dans ma tête comme un forcené, une vraie source de jouissance - plutôt que de chercher à faire comme sur les fresques.

Très fier de sa tirade bien arrosé de son style personnel - il parlait si peu aux êtres vivants qu'il avait parfois peur de perdre la main - il s'assit confortablement dans l'herbe.
Le berger gémissait à présent et tel que cela se présentait, ça allait durer des heures. Parfait.

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MessageSujet: Re: Pauvres mortels [Celaeno]   Dim 24 Oct - 21:29


    Celaeno adorait Hadès. Elle l'adulait, même. La méchanceté à l'état brut, le sadisme dans son extrême. De fait, qu'il ne la considère que peu ne lui faisait pas grand-chose, vu son niveau à lui et son niveau à elle. Il était le seul être qui pouvait tout lui dire, tout et n'importe quoi. Ils se complètaient d'une certaine manière. La seule partie qui la gênait un petit peu était la manière de considérer son âge. Le monde avait été créé près de 10.000 ans auparavant. Les harpyes vivaient depuis près de 9.9986ans. Elle n'était plus une gamine... A la limite une novice, comparée à lui, car il fallait reconnaître sa suprématie sur toute l'humanité, toutes les créatures et tous les êtres vivants (et non-vivants) en ce qui concernait la partie "je fais le mal et j'aime ça".
    Et puis, d'accord Celaeno n'avait pas les mêmes capacités que le dieu, mais elle pouvait faire pas mal de choses... Elle savait être inventive. Rien qu'à penser à celui de l'autre jour, sur la plage... C'est fou ce qu'on peut faire avec un coquillage et un mortel. Celaeno retint avec difficulté un sourire, sachant que si Hadès se posait des questions à ce sujet, il allait tout de suite comprendre à quoi et qui elle pensait.
    Un Hadès qui essayait de la faire enrager était encore plus... mignon. Mignon et touchant dans le sens qu'elle donnait aux termes, évidemment. Celaeno se perdit dans le souvenir du corps qu'elle avait partiellement enterré dans le sable et qui servait de refuge à beaucoup de petits animaux -il avait très vite commencé d'ailleurs, puisque les hurlements avaient longtemps résonné.


    -...oui bon, passons. Je disais : Loin de moi l'idée de vouloir t'offenser, jeune fille, mais même si tu es très certainement capable d'arracher des yeux avec les griffes que je te vois là, et même si les mortels ne sont pas les êtres les plus futés du Bassin ; c'est pas à toi toute seule que tu vas venir à bout d'une cité entière. A ton âge, vaut mieux retourner jouer à dépecer des bergers imbéciles comme celui que tu viens de tailler en pièces - il est encore en train de hurler dans ma tête comme un forcené, une vraie source de jouissance - plutôt que de chercher à faire comme sur les fresques.

    - Je ne m'offense pas, rassure-toi... Simplement, je profite de l'instant où l'autre crie sa douleur. J'ai le plaisir de torturer, de le tuer,et toi... toi, tu as le plaisir d'entendre ses cris pour quelques temps. Quant à la cité... je m'entraîne depuis un certain temps à m'occuper de plus de monde à la fois. Je faisais des mortels ici et là, et puis après ça a été des mortels, par petits groupes, puis quelques villages, entiers, récemment. D'abord des petits villages -pas plus de 100habitants-, puis des plus gros, environ 920habitants. Evidemment, je ne prétends pas jouer dans ta catégorie, je ne peux pas faire une région entière, dit-elle avec une légère inclination respectueuse. Mais si mes soeurs s'entraînent également, nous serons bientôt de taille pour la cité. De toute façon, un premier repérage sera utile, d'où mon avancée.

    Ce qui était vrai. Outre le fait qu'elle s'éloignait de ses soeurs, elle repérait le terrain pour quand elles seraient à Athènes.
    -Nous avons déjà fait des cités, mais encore aucune de cette envergure. Il y a quelques années, nous nous sommes jetées sur une cité qui démarrait. Elle a végété pendant des années avant de se lancer dans le commerce. C'était loin, à l'Ouest. Sur les pentes d'une grosse montagne au coeur chaud, au Nord de la Sicile. Enfin bref, tout ça pour te rappeler que je ne suis pas si jeune que ça, mais que je ne prétends pas non plus jouer à ton niveau, ta catégorie. Je n'aurai pas cet orgueil.

    Et, le pire, c'est qu'elle n'était ni ironique, ni obséquieuse. Elle pensait vraiment ce qu'elle disait, sans exagération aucune.
    -Mais je me permets de te corriger sur un détail que tu adores dire sans cesse. Je ne suis pas si jeune que ça... Mais je te l'accorde, mon apparence est plutôt bien conservée.

    La Harpye s'était posée souplement non loin d'Hadès, elle aussi sur l'herbe, battant des jambes dans le vide de la falaise.

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