Zeus serait-il devenu fou?..
 
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 Néphélie

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Néphélie

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Féminin Localisation : Quelque part sur la route d'Athènes, en morceaux
Emploi/loisirs : Morte
Humeur : Un Dieu estropié et fou vient de me réduire en soupe, vous pensez que ça va comment ?

Feuille de personnage
Nature: amazone
Relations:

MessageSujet: Néphélie   Dim 21 Nov - 14:30

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Votre Personnage


    Marbre d'identité

    Nom - /
    Prénom - Néphélie
    Age - 29 ans
    Groupe/Race - Créatures Mythologiques


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En Jeu
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Le visage levé vers le ciel, la belle Amazone laissait la pluie ruisseler sur elle à torrent. L‘orage grondait au-dessus de Thémiscyra, la fière cité de son Peuple, et la plupart de ses Sœurs avaient trouvé refuge à l‘intérieur pour se préserver de la fureur des éléments. Mais elle, elle n‘avait jamais ressentit ce besoin, pas une seule fois depuis sa petite enfance où, avec ses yeux bleus de glace grandis par l‘émerveillement, elle échappait aux bras de sa mère pour contempler la danse de l‘eau et du vent depuis la porte où la fenêtre, quand elle n‘allait pas directement danser avec eux dans les bourrasques, se souciant comme d‘une guigne d‘être trempée et délavée par les éléments déchaînés.

Pour elle, cette rage élémentaire ne demandait qu‘à se mesurer à la folie des femmes de ce monde. Elle fortifiait le corps et surtout l‘esprit. Car au-delà des performances physiques, ce qui l‘avait toujours guidée et soutenu au fil de sa vie, c‘était sa volonté farouche et indomptable comme le vent et les éclairs qui illuminaient le ciel au cours de ces terribles manifestations élémentaires. Un sourire délicat étira ses lèvres fines, tandis que la pluie coulait sans discontinuer sur son visage aux paupières fermées, dont les traits fins et délicats avaient été sculptés - c‘était ce qu‘elle disait toujours - par les trombes d‘eaux et les rafales qui étaient passées sur lui au cours de toutes ces années.

Son corps fin et souple, bien découpé dans ses vêtements traditionnels de guerrière amazone, en cuir et en tissu, qui lui laissaient une large latitude dans ses mouvements, et qui pour l‘instant collaient à ses formes félines sous l‘action de la pluie torrentielle, à l‘instars de ses longs cheveux d‘un blond très clair, presque blanc, collés à son dos et à son visage fier, ne pouvant pour une fois servir d‘écrin à son regard de glace pure, incroyablement froid et dur quand elle se battait, étincelants de milles et une émotions quand elle le laissait faire, pour l‘instant simplement abandonné à la colère des éléments sous ses paupières closes, se faisant comme parfois porte de son âme, même si nul ne pouvait contempler leurs étendues glacées en cet instant.

Et pour l‘heure, son âme se laissait aller à une douce nostalgie. Un à un, les grands moments de sa vie lui revirent par vague, comme autant de réminiscence du passé. Elle se souvint de la première fois où, échappant à sa mère, elle était aller se perdre sous l‘orage. De sa première dague, et de la première fois qu‘elle c‘était blessée avec. Elle se souvint de son premier vrai entraînement, tranchant par son sérieux sur ses jeux d‘enfant où, avec les autres, elle s‘inventait mille-et-un exploits de guerrière, et de la difficulté croissante de ceux-ci. De la mort de sa mère à la chasse, brusque et imprévue, et de l‘étrange carcan glacé qui avait enserré son cœur. De sa première proie et de son premier combat, de la première fois qu‘elle avait tué un animal… et un homme.

Finalement, et comme toujours, le tourbillon de ses souvenirs la ramena à un autre combat. Une autre sortie, d‘autres hommes. C‘était environs une décennie plus tôt. Elle était jeune alors, pleine d‘une énergie furieuse et téméraire. Sa mère était morte quelques mois plus tôt, et elle c‘était portée volontaire autant pour trouver un exutoire à sa peine distordue que par sens du devoir, une caractéristique déjà bien présente en elle, alors. C‘était seulement le deuxième raid auquel elle participait, même pas deux ans après le premier où, sortant de l‘adolescence, elle avait tué son premier mâle après avoir tué sa première bête, avec une bravoure, une habilité et une envie de reconnaissance égale dans les deux cas.

Elle s‘imaginait encore très bien comment elle était alors, avec une infime pointe de nostalgie sous cette pluie battante. Elle riait beaucoup, un rire franc et clair, bien que déjà de moins en moins depuis que sa mère était morte, la mélancolie commençant doucement à l‘habité. Elle était déjà belle, souple, forte et surtout rapide. On n‘avait eût nulle réticence à l‘accepter dans le groupe, et elle participé au raid avec brio. Les détails de l‘expéditions en elle-même étaient maintenant un peu flous dans sa mémoire, et il lui semblait juste se rappeler avoir été déçue de ne pas croiser de soldats assez forts pour lui donner de quoi épancher sa peine froide mais encore douloureuse, tout en se réjouissant du côté assez fructueux de leur entreprise. Mais elle se souviendrait toujours avec une infinie clarté de la suite.

Ils avaient tendus une embuscade. Ces chiens de mâles avaient osés prendre en traître les Amazones. Les flèches avaient sifflées, et son cheval avait été abattu sous elle, alors qu‘une autre de ses sœurs était touchée, et que les autres passaient sans mal. Alors qu‘elle se dépêtrait de la carcasse, laissant malencontreusement son épée se décrocher dans sa hâte, huit hommes l‘avaient entourés, menaçant, et armés. Ses souvenirs n‘étaient que trop clairs de ce qu‘elle avait lu dans leurs regards, et de ce qui avait défilé dans son esprit. Dans leurs yeux, il y avait sa mort, et dans sa tête, il y avait eut mille choses, tourbillonnant comme les vents de la plus violente des tempêtes, course désespérée d‘un esprit farouche au bord du gouffre de la mort.

Toutes les issues possibles avaient défilées, et mille autres choses. Peut-être la mort de sa mère, encore toute proche, y était-elle pour quelque chose. Peut-être était-ce sa jeunesse, et le refus farouche de son âme flamboyante de finir ainsi dans l‘obscurité. Peut-être était-ce quelque chose qui était là dans sa nature, n‘attendant que d‘être éveillé, peut-être la même chose qui la poussait à sortir dans la tempête et sous la pluie parfois plus forte qu‘aujourd’hui, écoutant le grondement lointain du tonnerre et le martellement plus proche des gouttes serrées. Peut-être était-ce un autre chose, ou un peu de tout cela. Mais quelque chose avait changé en ces instants, dans ces quelques battements de cœurs qui résonnaient avec fracas dans son crâne.

Et puis elle était venue. Ysé. Sa Reine. Au mépris du danger, au mépris de sa propre vie pourtant tellement plus importante pour leur peuple, elle avait fait faire demi-tour à sa monture, et avait chargé ses assaillants, détournant d‘elle leur attention. Assez pour qu‘elle récupère son épée. Assez pour que l‘acier teinte contre l‘acier quand trois d‘entre eux étaient soudain venus l‘attaquer, alors qu‘Ysé, à elle seule, en affrontait cinq autres. Elle c‘était battue comme jamais au part avant, avec une énergie nouvelle et résolue, son esprit plus dur qu‘avant, comme si cette mort qu‘elle avait entrevue avait attisé encore la flamme flamboyante de son cœur. Et elle les avaient défaits tous les trois. Alors que sa sauveuse mettait hors d‘état de nuire - et pour toujours - les cinq qui avaient eût la folie de l‘affronter.

À partir de là, tout redevenait assez flou. Les autres étaient revenues, elles étaient rentrées toutes ensemble. Sa Sœur touchée avait survécu, seulement blessée, et elle avait chevauchée derrière Ysé sur le chemin du retour, peinant à croire à sa survie. Un mince sourire étira ses lèvres fines sous la drache, en songeant au sentiment indéfinissable qu‘elle avait forgée pour sa souveraine depuis ce jour-là. Elle avait été loyale, autant que les autres. Elle le fût bien plus. Son expérience et la façon dont elle avait été sauvée l‘avaient transformée en profondeur et durablement, pas simplement en un éclat flamboyant et irraisonnée de rage inspirée par l‘instinct de survie. Et sur plus d‘un plan, du reste.

Bien sûr, elle était toujours Néphélie, belle, fière et farouche. Mais, indiscutablement, quelque chose avait changé en elle. Elle était plus silencieuse, plus calme, comme définitivement sortie de l‘ensemble. Elle c‘était appliquée beaucoup plus à l‘entraînement, initiant et accordant avec application son intelligence aiguisée aux tactiques et stratégies de son Peuple, celle qu‘elles utilisaient, et celles qu‘elles avaient vues chez les autres. Et au combat elle était plus passionnée, plus sauvage, disciplinant cette nouvelle fougue avec des heures et des heures où elle exerçait son corps sans relâche. Ce jour-là, elle était définitivement devenue femme, ainsi que guerrière, pour le meilleur et pour le pire, et quelque chose en elle la poussait à toujours vouloir faire mieux. Être plus forte. Plus rapide.

Ce n‘était peut-être pas sans rapport avec cette nouvelle et forte loyauté supplémentaire à l‘égard d‘Ysé. Peut-être était-ce aussi pour elle, pour mieux la servir, mérité cette faveur qu‘elle lui avait faite en risquant sa vie pour sauver la sienne, qu‘elle était si obstinée, tant dans les domaines du corps que ceux de l‘esprit. Guerrière elle était vouée à devenir, guerrière elle devint pleinement. Non seulement dans les domaines martiaux, mais aussi dans les domaines de la stratégie, à grande ou à petite échelle, où son esprit trouva rapidement un domaine qui lui convenait parfaitement. Et ce serait se mentir à elle-même que de prétendre que la Reine ne l‘avait pas remarquée, alors, pour tout le zèle qu‘elle mettait à la tâche, ou peut-être pour les excellents résultats qu‘elle obtenait.

Mais ce n‘était que quelques années plus tard qu‘elle c‘était véritablement distinguée, même si c‘était par ses autres efforts qu‘elle avait pu le faire. C‘était là aussi qu‘Ysé avait considéré que sa sujette avait payé sa dette, même si ça n‘avait nullement diminué les sentiments de fidélité et de loyauté de Néphélie, au contraire. Et, même si ça aurait paru étrange, sans doutes, à d‘autres, c‘était l‘épisode qu‘elle aimait le moins se rappeler. Parce que la Reine avait faillit être tuée, et que cette idée lui était proprement intolérable. Plus attentive peut-être que les autres, ou peut-être son esprit acéré avait-il identifié la menace plus vite et commandé avec plus de célérité à son corps d‘agir. À moins que ce ne fût simplement que la rapidité naturelle de celui-ci.

Toujours était-il qu‘au final elle avait été plus rapide que les autres, et que c‘était sa lame qui avait tracé un arc de cercle mortel jusqu‘à la gorge de l‘agresseur avant qu‘il ne puisse porter son coup. Et c‘était comme cela, sans doutes, qu‘elle avait définitivement gagné la confiance et le respect d‘Ysé. Au fil des ans, elle était peu à peu devenue sa confidente, tout en gagnant par ses mérites divers autant que par son coup d‘éclat ce jour-là la place de Troisième du Conseil des Sœurs, une place qu‘elle était bien loin d‘avoir usurpée même si cet action rapide et spontanée avait indiscutablement accéléré le processus en attirant l‘attention sur elle et sur ses capacités martiales, puis sur toutes les autres.

Aujourd‘hui, elle était toujours Troisième du Conseil, et une guerrière totalement accomplie. Elle valait largement ses sœurs à l‘épée et à l‘arc, ainsi qu‘au maniement des deux dagues qu‘elle gardait toujours à la ceinture depuis cette embuscade où la Reine lui avait sauvé la vie, pour ne plus être totalement désarmée à des moments aussi critiques. Mais sa valeur s‘exprimait surtout dans son esprit. Un esprit calme, déterminé, farouche, fier et résolut. Et d‘une indéfectible loyauté à la Reine, renforcée encore au cours des années où elle avait eût la chance de la côtoyer. Elle l‘aurait suivit jusqu‘en Enfer et au-delà sur un simple mot, et donnerait sans hésiter un instant sa vie pour protéger celle de sa souveraine, si cela s‘avérait nécessaire à un moment où à un autre.

Et cet esprit était également agile, acéré même, découvrant les failles dans les défenses ennemies, et lui donnant, avec sa vitesse élevée, la majorité de sa valeur guerrière, même si elle n‘était pas plus faible en force qu‘une amazone moyenne, bien que tout cela ne pouvait la faire égaler les meilleurs de leur peuple, comme la Reine ou sa sœur Callista. Mais c‘était surtout dans le domaine de la stratégie que ses avis étaient écoutés avec attention, son esprit perspicace trouvant des plans pour des groupes grands et petits, ainsi que dans la vie de tous les jours, où ses idées étaient loin d‘être décalées. Et enfin, elle était de bon conseil, écoutant beaucoup et parlant peu, mais juste.

Alors que la pluie commençait peu à peu à se calmer, ses souvenirs et ses pensées revinrent à des horizons plus proches. Ysé avait décidé d‘envoyer une délégation à Athènes, la grande citée des hommes grecques, et comme d‘habitude Néphélie l‘avait suivie sans hésiter une seconde. Même et surtout quand elle avait décidé de s‘y rendre elle-même, se proposant pour l‘accompagner avant même qu‘elle n‘ait pu le lui demander. La valeur guerrière et stratégique de la jeune femme, son esprit agile et avisé, sa position au Conseil et auprès de la Reine, tout semblait logiquement conclure à sa présence dans la Délégation, et elle aurait de toute façon été très réticente à laisser sa souveraine partir dans ce monde barbare sans elle à ses côtés pour l‘aider et la protéger en cas de besoins.

Pourtant, elle ne serait pas à ses côtés, du moins pas pendant une partie du voyage. Car elle avait demandé, et obtenu, au cours d‘une discussion privée avec Ysé, l‘autorisation de suivre Callista, partie en avant le jour précédant. Elle partirait à son tour au matin. Elle avait deviné l‘inquiétude, mineur ou pas, elle n‘aurait su le dire, de la cheftaine des Amazones pour sa sœur, et son soulagement proportionnel de savoir qu‘elle aurait sur place une aide aussi loyale en cas de besoin. Ce n‘étaient pas des choses que la Reine avait besoin de dire, elle la connaissait trop bien. Et elle aurait tout fait pour elle. Même si Callista n‘était certes pas son aînée, elle savait combien celle-ci, si tendre et prévenante, serait touchée s‘il lui arrivait quelque chose de grave…

De plus, cela lui permettrait d‘estimer la situation par elle-même, et d‘aider Callista dans sa tâche de préparation. Deux esprits valaient mieux qu‘un pour ce genre de choses, et elle se fiait au sien. Elle ne savait pas encore si elle aurait l‘occasion de joindre directement la princesse, ni si elle le ferait le cas échéant, ou si elle explorerait d‘abord la ville seule et par elle-même tout en laissant sa Sœur faire de même de son côté, ce qui pouvait se révéler plus profitable. À vrai dire, elle ne pouvait même pas savoir si les hasards de la route ne la ferait pas arrivée avant Callista, ni ce qu‘elle trouverait exactement à Athènes, qu‘elle n‘avait jamais vue de près ou de loin, et donc ce qu‘elle ferait là-bas, ni dans quel ordre elle accomplirait ce qu‘elle avait à faire.

Mais du moins savait-elle qu‘elle devait finir de se préparer et prendre des forces avant le voyage, ainsi qu‘aller voir une dernière fois sa Reine. Aussi, alors que ses souvenirs se dissipaient doucement en même temps que la pluie devenait bruine légère avant de s‘estompée, prit-elle le chemin de sa demeure, féline et souple bien que trempée, pour se sécher un peu avant de se rendre devant Ysé. Puis elle finirait ce qui lui restait à finir, mangerait et irait dormir. Et demain, après des au-revoir et les dernières recommandations de sa souveraine, elle prendrait la route vers Athènes…




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Hors-Jeu
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Prénom/surnom : Gilou je vous dis ! Faut vous déboucher les oreilles Razz
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Les règles sont-elles signées? Deux fois même ^^

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Zeus
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Emploi/loisirs : Roi des dieux et de la terre ...ça en jette hein?
Humeur : zaimeriez bien le savoir... :P

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MessageSujet: Re: Néphélie   Dim 21 Nov - 19:52

Héhé Smile

Bienvenue parmi nous ! Tu connais la marche à suivre, je crois^^ Rang, rp.... ^^

Ah oui j'oubliais... tu es validée, évidemment (comment refuser tes fiches, en même temps?)
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Néphélie
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